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27/06/2011

Les soleils de la néo-colonisation (1)

 

Concentration.jpgNicolas Sarkozy, le président français et la coalition des forces de la France-Afrique sont en plein désarroi, prisonniers de leurs mensonges et face à la dégradation de la situation sécuritaire, humanitaire, économique et des … libertés démocratiques en Cote d’Ivoire, ils s’attèlent à vouloir réécrire l’histoire d’un  épisode des plus  tragiques et des plus barbares que ce pays  a connu depuis un siècle. La « démocratie au bazooka »  de Monsieur Sarkozy qui a fait passer –rappelons le – de vie à trépas plus de 3000 personnes, mutilé des milliers  et jeté dans la brousse ivoirienne et dans les pays voisins des centaines de milliers d’autres, calciné la collection d’œuvres d’art de feu le président Houphouët, a installé à la tête du pays un délégué qui bien évidemment –et c’est pour cela qu’il a été choisi- n’a ni la carrure ni le talent pour amener le pays à sortir de la situation qui est la sienne. Pour ne pas à avoir à parler de la « démocratie et  la justice » qu’ils prétendaient vouloir instaurer  à coup de tentatives d’assassinat du président Laurent Gbagbo, les piliers de la France-Afrique nous sortent régulièrement des  « sages » africains censés nous expliquer que tout est de la faute du président Laurent Gbagbo, même les bombes lâchées par la force française Licorne contre sa résidence.

La dernière saillie en date de cette tentative de réécrire l’histoire dont nous avons tous été témoin, ces derniers mois, nous est apporté par Cheikh Hamidou Kane, l’auteur de ce classique de la littérature sénégalaise d’expression française  «  l’Aventure ambigüe » qui dans une interview à slateafrique.com s’en prend au Président Gbagbo qui l’aurait «déçu » par son « instrumentalisation des différences ethniques et religieuses » . Sans apporter aucune preuve à ce qu’il avance, Monsieur Kane que personnellement je croyais un peu plus avisé (Il a été ministre de Senghor et Diouf)  pour ne pas prendre pour la réalité « la tritrologie » des médias français, de se mettre à justifier la barbarie de la reconquête coloniale de la Cote d’Ivoire par la France. Cheikh Hamidou Kane, le gardien du Temple, qui sait que l’école où la Grande Royale appelle le peuple Diallobé a envoyé ses enfants, apprend à « lier le bois au bois » mais aussi « l’art de vaincre sans à avoir raison ». Le gardien du temple donne l ‘impression dans son plaidoyer pour la « démocratie au bazooka » de Sarkozy  qu’il aurait pris le parti du Colonel Dodds face à Béhanzin.

Le laquais de l’impérialisme français en Cote d’Ivoire, Quisling Alassane Dramane Ouattara, a montré au cours de ses derniers mois qu’en dehors de l’organisation de fêtes, il ne faut pas compter sur lui pour grand-chose. La gestion de l’État colonial est au dessus des forces de Quisling Ouattara et  si  l’on considère que chaque jour qui passe apporte la preuve que tous les prétextes avancés pour justifier l’intervention des puissances étrangères dans le contentieux électoral ivoirien sont purs mensonges et manipulations, on comprend le désarroi de ses mentors. Leur volonté de réécrire l’histoire récente en convoquant les gardiens du temple, n’est que la stratégie que leur désarroi commande.

 

20/05/2011

Le sacre du pacha Quisling Ouattara Ier

 

bokassa.1301044352.jpgNicolas Sarkozy, le président français et son délégué en Cote d’Ivoire, le pacha Quisling Alassane Dramane Ouattara alias le boucher de Sindou sont des personnages bien singuliers. Il suffit de se placer dans une perspective politique ou de relations internationales par exemples pour se rendre compte que de valeurs éthiques et juridiques il ne faut pas trop leurs en demander. Il y a quelques semaines au prétexte de « rétablir  la démocratie » et d’instaurer « l’État de droit » en Cote d’Ivoire, ils ont fait pleuvoir sur les paisibles populations ivoiriennes un déluge de feu qui a fait passer de vie à trépas plusieurs milliers de personnes ; blessés plusieurs milliers d’autres et jeter sur les sentiers et chemins qui mènent aux forêts et autre lieux censés offrir un semblant de répit , des centaines de milliers. Les forces qui ont permis d’aboutir à un tel résultat sont en Cote d’Ivoire sous un mandat de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui a voté une série de résolutions destinées ramenée la paix dans ce pays. Les observateurs attentifs n’ont pas manqué de remarquer que plus les forces destinées à ramener la paix en Cote d’Ivoire étaient nombreuses et plus il y avait d’ivoiriens morts, blessés, déplacées ou réfugiés. Nous devons à Nicolas Sarkozy et à son pacha en Cote d’Ivoire d’avoir transformé des forces de paix en forces de guerre, et pire : dans le cas de l’Ouest ivoirien d’avoir laissé faire, l’arme aux pieds, des hordes de mercenaires commettre des crimes contre l’humanité et des actes de nature génocidaire.

Depuis le 11 avril 2011, date de l’enlèvement du président de la République de Cote d’Ivoire, Laurent Koudou Gbagbo par les forces spéciales françaises, l’État ivoirien a perdu les derniers attributs de sa souveraineté et est désormais sous le joug d’une puissance étrangère : le France. En même temps que sa souveraineté, il a perdu toute référence à la démocratie et l’État de droit. La liberté de la presse est un souvenir du président Laurent Gbagbo et il n’y a d’opinion publiée que celle qui prétend que Quisling Alassane Dramane Ouattara alias le Boucher de Sindou incarne la nation ivoirienne. Des milliers de personnes en violations des dispositions légales ivoiriennes, de la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, de la Déclaration universelle des droits de l’Homme sont privés de liberté et sont gardés au secret. Des familles entières sont dans geôles du duo Sarkozy/ Quisling Ouattara au seul motif l’un de leurs membres a travaillé avec le président Gbagbo.

Nicolas Sarkozy et son délégué en Cote d’Ivoire le pacha Quisling Alassane Dramane Ouattara alias le Boucher de Sindou ont, depuis quelques semaines -en plus du crime-, décidé de sombrer dans le ridicule en organisant pour le 21 mai 2011 une sorte d’intronisation qu’ils ont l’outrecuidance d’appeler investiture. Alors que la constitution ivoirienne en son article 39 prévoit pour le président élu une prestation de serment devant le conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy a décidé pour l’installation de son délégué en Cote d’Ivoire de nous faire le remake de sacre de l’empereur Bokassa. Signe des temps et de  la déchéance de ce pays, contrairement à Giscard d’Estaing qui s’était fait représenté à Bangui par des seconds couteaux, Nicolas Sarkozy représentera l’État français à la pantalonnade de Yamoussoukro.

Demain Nicolas Sarkozy et Quisling Alassane Dramane Ouattara alias le Boucher de Sindou vont entrer dans l’histoire parce que comme le dit Mariano José de Larra : « quand l’histoire se charge de faire du théâtre, elle en fait du bon ». A chacun selon ses moyens !

 

06/05/2011

Demain, la révolution !!

 

le CC ivoirien.jpgJe pourrai parler longuement de cette de la décision du Conseil Constitutionnel ivoirien de reconnaitre  Quisling alias Alassane Dramane Ouattara le délégué de Nicolas Sarkozy en Cote d’Ivoire comme chef de l’État. Il est inutile de répéter que ce Conseil Constitutionnel n’a nullement prétendu que Monsieur Ouattara a gagné une quelconque élection. Il prend seulement acte du fait que les ivoiriens sont spoliés des derniers attributs de la souveraineté de leur État et que désormais l’ordre néocolonial français règne en Cote D’Ivoire. Les soldats des Nations Unies qui semblent veiller sue les membres du Conseil Constitutionnel atterrés ne sont que des supplétifs de la force Licorne.

Voila donc refermé un épisode de dix ans où les ivoiriens ont tenté de s’approprier leur destin. Il y a eu au cours de cette décennie des avancées importantes notamment dans l’affermissement d’une conscience démocratique et citoyenne. C’est un atout de taille qu’il s’agira de mobiliser dans les jours et les semaines à venir pour reconquérir à travers les luttes syndicales et politiques les positions perdues à cause de la guerre déclarée à cote d’Ivoire par Nicolas Sarkozy. Il faudra travailler à créer les conditions d’une insurrection populaire pour faire tomber le régime de démission nationale instauré par le gouvernement français.