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03/05/2011

Le président Gbagbo et les supplétifs chargés du mensonge

 

gbagbo et les vieux.jpgIl y a encore un mois, la grande presse embarquée dans l’expédition coloniale de Nicolas Sarkozy en Cote d’Ivoire nous présentait le président élu de ce pays, Laurent Gbagbo, comme un usurpateur et un dictateur sanguinaire qui a mis en coupe réglée son pays au profit de ses seuls intérêts. Le 11 avril 2011 au matin, les forces françaises après avoir bombardé la résidence présidentielle et tiré sur tout ce qui bougeait – enfants, femmes et vieilles personnes compris - kidnappaient Laurent Gbagbo avant de le livrer à leurs supplétifs les milices de monsieur Ouattara qui venaient de remonter de Duékoué dans l’ouest ivoirien où ils avaient fait passer de vie à trépas plus d’un millier de paisibles paysans au motif qu’ils sont d’un bord politique et ethnique différent du leur.

La prise de la résidence présidentielle a fait suite à de nombreux bombardements de la force française Licorne et d’une série d’opérations au sol menées par ses supplétifs africains réunies sous l’appellation trompeuse Forces armées républicaines de Cote D’Ivoire (FRCI). La grande presse pour rendre compte des nombreux échecs des supplétifs des FRCI a tiré avantage des bombardements pour prendre possession de la résidence présidentielle a invoqué l’existence d’un bunker présidentiel. Le 11 avril 2011, en lieu et place du bunker tant annoncé, on a découvert que le Président Laurent Gbagbo résidait en lieu non prévu pour soutenir un siège. Les chars, tanks et autres armes lourdes que la grande presse prétendait être visés par les bombardements de la Licorne se sont avérés être des Limousines et autres 4x4 et les malheureux civils qui croyaient trouver en ce lieu protection. Dans la dite résidence point de geôle ou de lieu de torture des opposants. Etonnant pour la résidence d’un dictateur.

Dimanche dernier, le président Laurent Gbagbo a fini de nous convaincre que pour le portrait de dictateur dont la grande presse dresse de lui, il présente quand même de grandes spécificités. Voilà un dictateur déchu et emprisonné que vont visiter un ancien secrétaire général des l’ONU, un ancien Prix Nobel de la Paix et enfin une ancienne Haut-commissaire aux droits de l’homme. Non contents de le visiter, ils trouvent le moyen de se faire sondeurs de sa pensée. Cherchez l’erreur !!

Il n’y a pas d’erreur ! Dans la crise ivoirienne la grande presse joue son rôle de supplétif chargée du mensonge, auprès de la Force Licorne qui est chargée de casser de l’ivoirien.