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23/05/2008

Aimez ces aires de Wade !!!

a8c1f9792e5b3e78af838884007434ff.jpgLe génie de l’Afrique, le chef d’état le plus diplômé du Cap au Caire et de Monrovia à Mombassa est aussi poète et auteur-compositeur. A preuve son Hymne de l’Afrique (qu’il a fait exécuter par la fanfare de l’armée sénégalaise le jour de sa prestation de serment !!!).
Je vois l’éclectique Edgar Yapo trémousser de bonheur à la lecture de ces magnifiques vers. Il y a la poésie depuis Wade.
Un nouveau Afriktag ! Edgar un nouveau Afriktag!!

Paroles d'A. WADE
Première partie : SÉNÉGAL

I
Surgis de nos campagnes
Des villes et des faubourgs
A l'appel de la patrie,
Voici le Sénégal

Refrain

Sénégal ! Sénégal ! (bis)
Combattants de la liberté
Sénégal ! Sénégal!( bis)
En avant ! En avant !
En avant !

Seconde partie : AFRIQUE

II
De la mer à la campagne
La savane et la forêt,
A l'appel de Mère Afrique,
Voici les Africains

Refrain
Africains ! Africains ! (bis)
Combattants de la liberté
Africains ! Africains ! (bis)
En avant ! En avant !
En avant !


III
Jeunes gens et jeunes filles,
Ouvriers et paysans,
Accourons sauver l'Afrique,
Voici les Africains.

Au refrain

18/05/2008

A Chacun selon ses moyens !

67f099f8f0519c3f2a45c797b827d2fd.jpgAu Sénégal, la semaine politique qui s’achève a été marquée, comme d’habitude, par le Président Abdoulaye Wade. Le Président en voyage privé ( ?) en France pour assurer la promotion de son ouvrage autobiographique*a été au centre du débat politique. Il a profité de son séjour pour accorder à tour de bras des interviews aux média français. On ne peut pas dire en l’occurrence que Sept Image (l’agence qui gère la communication présidentielle dans l’hexagone) n’a pas bien travaillée. Les déclarations du Président de la République abondamment reprises par la presse sénégalaise ont fait l’objet de commentaires, contres- commentaires, analyses, mises au point et réponses. Avec le talent qu’on lui connaît, Abdoulaye Wade continue de retenir l’attention des média tant bien même que son discours soit chaque jour un peu plus d’une indigence insondable.
Dans cette routine, un fait a retenu mon attention : l’interview accordée à la rédaction du Quotidien par le représentant du Fmi à Dakar.Monsieur Alex Ségura rompant avec la langue de bois diplomatique a critiqué un certain nombre de choix économiques et financiers du gouvernement sénégalais.
Monsieur Ségura, parlant des mesures prises par le gouvernement du Sénégal pour combattre la hausse des prix et faire face à la crise alimentaire mondiale, a marqué sa déception. Il reproche au gouvernement d’avoir pris des mesures fiscales (suspension des droits de douane et de la TVA sur certaines denrées de première nécessité) inefficaces. Pour Monsieur Ségura ces mesures en plus d'être inefficaces , sont en train de déséquilibrer fortement les finances publiques et ruiner les efforts entrepris depuis plusieurs années. La preuve de l’inefficacité de ces mesures est qu’il n’y a pas d’effet notable sur les prix. D’autre part Monsieur Ségura souligne que les subventions consacrées au soutien des prix des produits alimentaires sont prélevées sur les ressources devant servir à apurer la dette intérieure c’est dire ce qui est dû aux entreprises privées. Il estime que les factures impayées au secteur privé tournent autour de 150 milliards de francs Cfa, ce qui représente plus de 10% du budget de l’état. Ce niveau énorme de factures impayées ne correspond pas au cadrage macroéconomique du Sénégal ni aux critères de convergence économique et financiers au sein de l’espace de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). En résumé, c’est qu’au lieu de payer les factures du secteur privé, l’Etat prend l’argent qui lui aie dû pour le transférer aux subventions. Face aux périls Monsieur Ségura pense que- si rien n’est fait - les prochaines étapes risquent d’être le transfert du budget d’investissement au train de vie dispendieux de l’état et enfin des arriérés de payement des salaires des fonctionnaires. Le représentant du FMI finira en rétablissant quelques vérités en soulignant qu’il partage la même analyse que le Ministère de l’Économie et des Finances alors qu’il est en désaccord avec les analyses du Ministère du Commerce. Le premier ministère tenu par des technocrates s’inscrit dans l’orthodoxie des programmes économiques initiés depuis une dizaine d’années tandis que le second est dirigé par un proche du Président pour qui rien ne compte excepté la « vision du chef de l’état ».
Au lendemain de cette interview, Monsieur Ségura a été reçu par le Premier Ministre en présence du Ministre du budget. A la fin de l’entretien le représentant du FMI et le Ministre du budget tiendront une conférence de presse conjointe dans laquelle le premier répétera ses propos de la veille alors que le second dira que « le Sénégal n’a pas de problème de payement de salaire des fonctionnaires ». Ces personnes ne sont pas des amateurs et les propos tenus à cette conférence de presse me laisse penser qu’en définitive Monsieur Ségura a prêté sa bouche –comme on le dirait à la Médina- au Premier Ministre.
Il a été reproché à Monsieur Le Premier Ministre Adjibou Soumaré, de ne point faire preuve de caractère face au Président de la République et de céder à tous ses caprices. Il vient d’envoyer un message de protestation au Président de la République.
Qu’en sera-t-il ? Wade and see !

* Une vie pour l’Afrique, entretiens avec Jean-Marc Kalflèche et Gilles Delafon, éd. Michel Lafon

16/05/2008

Aїssata Tall, le Président Abdoulaye Wade et RFI

ce0e6e678b5ec964ebce5a1c1f82b211.jpgAvec le talent et la verve qu’on lui connaît Maître Aїssata Tall la Porte- parole du Parti Socialiste Sénégalais a apporté ce jour sur RFI une réplique cinglante à l’interview que Le Président Wade a accordé hier à cette même radio .
Je n’ai aucun problème avec les arguments développés par Madame Tall mais je dois avouer ma gêne. Je suis gêné que la représentante d’un parti démocratique, s’inscrivant dans une démarche républicaine polémique avec le Président sur une de radio étrangère. Certes Monsieur Wade nous a habitué à attaquer l’opposition à l’étranger et sur des média étrangers. Mais nous savons tous que démocratie et respect des normes républicaines sont des notions étrangères à notre cher Président. Il ne faut pas le suivre sur son terrain tant que nous disposerons chez nous des moyens de lui apporter la réplique. Madame Tall a la possibilité de répondre efficacement au Président sur les radios de la bande FM à Dakar et à l’intérieur du pays. Ce message aura d’autant plus d’impact qu’il sera décliné dans les deux langues nationales que parle La Porte-parole du parti socialiste sénégalais.
Mais revenons à Rfi. Il faut cesser de croire au Sénégal que cette radio est le haut lieu de l’information pluraliste. Si mes compatriotes ont un quelconque doute qu’ils posent la question aux ivoiriens. Radio France Internationale (RFI) est un instrument financé par le Quai d’Orsay (Ministère des Affaires Étrangères) au service de la politique impériale de ce pays. Certes, aujourd’hui le tarif semble être 5 minutes pour le Président Wade et 5 minutes pour son opposition démocratique mais quand les intérêts de la puissance sont en jeu cela devient cent minutes contre zéro minutes. Entre 2002 et 2007, au plus fort de la tentative du Président Chirac de casser l’état ivoirien cette radio a été le porte-parole de la propagande anti-ivoirienne. Diabolisant à souhait le Président ivoirien, semant la haine et insultant les habitants du pays. En 2005, j’ai été le témoin d’une scène surréaliste à Paris. Au cours d’une réunion publique organisée par des patriotes ivoiriens Monsieur Guy Labertit ( dont le soutien et la camaraderie avec Gbagbo ne se discute pas), qui était un des intervenants, a été pris à parti par une ivoirienne qui trouvait que ceux qui se déclaraient être des soutiens du Président Gbagbo n’en faisaient pas assez.Monsieur Labertit d’expliquer que ce n’est pas faute d’essayer et prenant l’exemple de RFI dira que depuis que la crise a éclatée, il n’était plus invité alors qu’avant celle-ci il avait participé à 13 émissions en quatre ans.
Ne donnant pas l’occasion à cette radio l’ opprtunité d’être l’arbitre de nos joutes.