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09/05/2008

The show must be continue

fc7e118c7dab26f6b857b3be1097b77d.jpgDans une déclaration faite en Wolof le chef de l'état Abdoulaye Wade s'attaque de nouveau à la la FAO. Alors que le pays l'attend sur les problèmes de pouvoir d'achat dans les villes et la situation de disette qui sévit dans les zones rurales, le Président a décidé de parler de relations internationales.


''Je leur (les responsables de la FAO) ai dit que si vous continuez, je vais vous traduire devant la justice. Il faut rembourser les 20 pour cent de l'argent collecté en notre nom'', a dit Abdoulaye Wade interrogé jeudi soir par la Télévision nationale.

Source : Aps

''Ils prélèvent 20 pour cent de l'argent collecté au nom de l'Afrique pour le fonctionnement de la FAO. Je leur ai dit que ceux qui ont créé l'institution doivent lui donner les moyens de son fonctionnement'', a ajouté M. Wade dans une interview en langue wolof.
Déjà dimanche dernier, Abdoulaye Wade a réclamé la suppression de la FAO et le transfert de son actif au FIDA qui, a-t-il préconisé, s'appellerait ''Fonds mondial d'assistance à l'agriculture'' et aurait un ''siège obligatoire'' en Afrique.

En effet, a expliqué le chef de l'Etat dans une déclaration radiotélévisée, ''la situation actuelle (la crise alimentaire qui frappe les pays en voie de développement) est largement'' l'échec de la FAO ''et les cris d'orfraie n'y changeront rien''.

''En dépit de tous les mérites de son directeur général (Ndlr, le Sénégalais Jacques Diouf) que j'ai largement contribué à faire élire et réélire à la tête de la FAO, en considération de ses capacités et de son dévouement, c'est l'institution FAO qui doit être mise en cause'', a ajouté le président Abdoulaye Wade. Selon lui, la FAO ''est un gouffre d'argent largement dépensé en fonctionnement pour très peu d'opérations efficaces sur le terrain''.
S'y ajoute que les activités de la FAO sont dupliquées par d'autres, apparemment plus efficaces, PAM, OXFAM, FIDA,'', a-t-il dit avant de souligner : ''le seul fait de réclamer USD$ 1 ,5 million là où le FIDA, Fonds International pour le Développement agricole, pose sur la table USD$ 200 millions montre la marginalisation progressive de cette institution'' qu'est la FAO.

Interrogé sur la réaction du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon qui a exprimé son soutien au directeur général de la FAO, Jacques Diouf, Abdoulaye Wade a dit qu'Il (Ban Ki-moon) est ''libre d'exprimer son avis''.
''Moi aussi, j'ai mon point de vue sur le sujet. Personne ne connait mieux que moi ce qui est bon pour le Sénégal. Maintenant comme l'institution dépend de lui, il a une certaine de façon de s'exprimer. Mais mon point de vue est partagé par beaucoup de leaders en Afrique et en Asie'', a soutenu Abdoulaye Wade.
''Tant qu'on était dans les généralités, on n'allait pas avancer. Mais dès qu'on dit que cela ne vas pas, on va s'asseoir pour revoir les choses et chacun va apporter des preuves'', a ajouté le président Wade, avant de conclure : ''une chose est sûre, le fonctionnement va changer. Ça a déjà changé, parce que ça ne peut pas continuer''.