topblog Ivoire blogs

28/01/2012

D'une girouette nommée ONU à la bave mensongère d'HRW : une semaine comme une autre

Lu sur http://www.sosci.org/MSLYF/node/162

 

Alors que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Cote d’Ivoire, Bert Koenders, s'exposait devant le Conseil de sécurité jeudi 26 janvier 2012, Monsieur A. Touré faisait le point de presse hebdomadaire de l’ONUCI, pendant lequel il a réussi à commenter l’actualité sportive, bien avant de réaffirmer l’attachement de son organisation à « la liberté de manifestation, la liberté de rassemblement et la liberté d’expression pacifiques ». Tout en se défaussant immédiatement de la responsabilité pour l’encadrement des manifestations sur une police et gendarmerie ivoirienne qui ne sont clairement pas à même de remplir un rôle de maintien de l’ordre. Il s’agissait d’un rassemblement du Front populaire ivoirien (FPI) qui a été attaqué avec des pierres et où il y a eu mort d’homme. Mais c’est vrai que les casseurs étaient excusés d’avance et couverts par leur chef de bande en visite en France. « Tous ces gens voient [dans les dirigeants du FPI] des concitoyens qui ont tué leurs parents » a dit celui-ci dans son infinie sagesse.

la suite sur: http://www.sosci.org/MSLYF/node/162

20:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onu, hrw

10/05/2008

Les nouveaux missionnaires

1d995a142eecc22b0fa44a1624d891ae.jpgLe bon Docteur Bernard Kouchner : ancien de Médecins Sans Frontières (MSF), Médecins Du Monde (MDM) et actuel ministre des affaires étrangères du gouvernement de droite de Nicolas Sarkozy ; se rappelle aux bons souvenirs de ses anciens camarades de la gauche caviar. Il a pris l’initiative de proposer, au Conseil de Sécurité des Nations Unies une résolution –au nom du sacro saint principe du devoir d’ingérence humanitaire dont il est l’inventeur- qui imposerait une intervention en Birmanie pour aider les populations. Inutile de dire que le projet de résolution- qui voulait que l’on se passe de l’autorisation du pouvoir birman pour intervenir – a été rejeté par le conseil de sécurité. Outre de ne pas préciser ce que l’on ferait en cas de refus réitérer du gouvernement birman dans l’hypothèse de l’adoption de cette résolution (bombardement et déposition du pouvoir?) cette résolution heurtait le principe de souveraineté des états. Ce refus a été l’occasion pour les nombreux analystes (faiseurs d’opinion français) de se plaindre que le Conseil de Sécurité des Nations Unies soit composé -entre autre - de pays tels que la Chine, la Libye, l’Afrique du Sud … Il semble que de plus en plus dans les cercles bien pensant en France, qu’au nom … du multilatéralisme on veuille que le Conseil de Sécurité des Nations Unies devienne le Conseil de sécurité de l’occident (Union Européenne et Amérique du Nord).

Que nécessite une telle levée de boucliers ? La Birmanie dirigée- par une junte dictatoriale- a été victime d’une catastrophe naturelle dans laquelle de nombreuses personnes ont laissées la vie. Depuis, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales (occidentales), rêvent d’y planter leurs drapeaux et d’intervenir aux 20 heures de TF1, CNN, RTBF- dans des reportages larmoyant- pour dire combien ils sont indispensables à la survie des birmans. Las la junte birmane dit que les euros et dollars et autres dons en nature sont les bienvenus mais pas les logisticiens et autres experts des ONG. Sans vérifier l’incompétence, en pareilles circonstances- des birmans voilà qu’on nous dit que seule l’intervention des valeureux humanitaires de la mouvance MSF, OXFAM et autre Save The Childreen est nécessaire. Pour cela il faut convoquer tous les arguments, accuser le Président Sud africain de n’être pas une lumière (Philippe Val sur iTélévision) où dire de manière péremptoire que la catastrophe a fait plus de 100000 morts et qu’elle menace la vie de 1500000 autres personnes.
La réputation de Mère Teresa, de Sœur Emmanuelle ou Sœur Miren s’est construite sur le terrain. Elles ont partagé le quotidien c'est-à-dire la misère des populations dont elles se sont fait les porte-voix quand la nécessité s’est imposée. Dans les quartiers miséreux de Calcutta par une nuit sans lune, la frêle silhouette de Mère Térésa était reconnaissable. Idem pour Sœur Emmanuelle chez les chiffonniers du Caire ou Sœur Miren dans le quartier populaire de Reubeuss à Dakar. Elles ont construit avec les compétences et les bonnes volontés locales une solidarité agissante pour les moins loties des sociétés. Qui connaît Jean-Hervé Bradol, Ronny Braumann et autres ténors de MSF dans les zones où cette organisation a été déployée? Qui connaît MSF ? Bien évidemment Guillaume Durand, PPDA et les autres ténors des écrans cathodiques. Pour ceux là l’avis de MSF sur la crise ivoirienne- par exemple- pèsera plus lourd que tout ce que voudront bien dire le Président Laurent Gbagbo, Alpha Blondy , Théophile Kouamouo et Alassane Ouattara réunis. D’ailleurs MSF qui était quasiment le ministère de la santé des rebelles ivoiriens au début de la crise a fermé il y a quelques temps sa mission dans le nord de ce pays. A cause de l’accord de Ouagadougou ? Parce que Libération, le Monde, TF1 s’étaient passés le mot de ne plus traiter de l’actualité ivoirienne ?