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08/11/2010

Pourquoi choisir Laurent Gbagbo (1)

 

Gbagbo261108220.jpgDepuis le samedi 6 novembre 2010, nous commérons l’an 6 de la cuisante défaite des forces armées françaises dans leur tentative de mettre un terme au régime de la refondation qui depuis octobre 2000 et malgré la partition du pays en septembre 2002, a réussi à maintenir l’État debout et la nation unie. Nous nous rappelons que malgré les balles assassines qui ont décapité Jean Louis Coulibaly Kouassi et le déploiement impressionnant de logistiques et d’armes, le peuple d’Abidjan mobilisé comme un seul homme a dit non à la tentative de restauration par la Force Licorne de l’ordre néocoloniale. Nous vivons les temps de la révolution nationale et démocratique à laquelle il nous faut faire franchir une étape qualitative en permettant aux forces de progrès qu’incarne Laurent Gbagbo d’exécuter enfin leur programme de renaissance africaine ou encore de refondation.

Que propose le camp du progrès social, de la démocratie, de l’indépendance nationale et de la dignité panafricaine qu’incarne Laurent Gbagbo ? Partant du constat que la source première de l’arriération de l’Afrique en général et la Cote d’ivoire en particulier, est la domination étrangère, et que, l’histoire de cette domination au cours des deux derniers siècles, a été celle de l’oppression politique, l’exploitation économique, l’aliénation culturelle et l’exacerbation des contradictions intertribales et interrégionales à travers la colonisation et le néocolonialisme, le camp du progrès fait le pari d’une politique d’indépendance nationale dont la base et la finalité reste ses intérêts et sa personnalité. Laurent Gbagbo est l’héritier d’Aline Sitoe Diatta, des martyrs de Dimbokro et Thiaroye, de Patrice Lumumba, Ruben Um Nyobe, Chris Hani, Lamine Senghor qui ont donné de leurs vies pour la dignité des africains et de l’Afrique. Le projet politique de la Majorité Présidentielle est de construire un État africain souverain et démocratique.

Le camp du progrès incarné par Laurent Gbagbo propose l’Assurance maladie universelle(AMU), c'est-à-dire la possibilité pour chaque ivoirien et à toute personne vivant sur le territoire nationale de se soigner en cas de troubles sanitaires. Il faut savoir qu’en plus d’améliorer l’accès aux soins et services de santé, l’AMU jouera un rôle important dans la lutte contre la pauvreté. Comme l’indiquent plusieurs études, les conséquences économiques de la mauvaise santé peuvent avoir un effet majeur d'aggravation de l’appauvrissement, surtout chez les populations déjà démunies ou celles vivant tout juste au dessus du seuil de pauvreté, empêchant ainsi les premières de sortir de leur état, et entraînant les secondes dans la pauvreté. L’AMU permettra également de lutter efficacement contre les inégalités sociales et spatiales de santé qui font qu’aujourd’hui le système de santé dépense 80% des ressources disponibles pour prendre en charge les problèmes de santé des 20% les plus riches. L’AMU, socle d’une politique sanitaire volontariste qui permettra dans les cinq ans à venir d’avancer grandement dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Laurent Gbagbo est porteur du projet d’une société africaine libre, indépendante et fière de son idéal sans cesse renouvelé d’équité, de justice et de solidarité entre les ivoiriens.

A suivre

 

06/11/2010

Qu’importe le flacon pourvu qu’il ait l’ivresse

 

On savait Alassane Dramane Ouattara prêt à tout- coup d’État et rébellion compris- pour conquérir le pouvoir d’État en Cote d’ivoire mais on le pensait au dessus de certaines pantalonnades comme celle qui vient de se dérouler à Dakar. Il faut manquer singulièrement de sens de l’état, d’idée de grandeur de la souveraineté nationale et de culture politique pour espérer sceller un accord électoral en terre étrangère et qui plus est, chez le chef de l’état d’une puissance avec laquelle on est en concurrence pour le leadership régional. Puisque, ADO et les siens aiment bien les exemples européens, imaginent-ils les quolibets qui les accompagneraient si Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin signaient un accord de désistement électoral au 10, downing streeet à Londres sous l’égide de James Cameron? Heureusement que Bédié est venu contrecarrer ce projet qui aurait donné une image terriblement négative de la Cote d’ivoire et des ivoiriens. Décidément avec Ouattara c’est qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.

Le Maitre de Cérémonie (MC), l’organisateur, le financier du spectacle avorté de la signature de l’accord de désistement de Bédié en faveur de Ouattara à Dakar, Abdoulaye Wade président du Sénégal, s’il peut surprendre les ivoiriens et les observateurs étrangers par ces facéties, épuise les sénégalais par son inconsistance, son manque de sens de l’état et son incompétence. Nous comptons- les doigts sur les perles de nos chapelets- les jours qui nous séparent du terme de son mandat. Tenez, il y a quinze jours, en plein Conseil des Ministres, il a nommé son Premier ministre directeur de sa campagne pour …l’élection présidentielle de 2012. Dans le même élan il a nommé son fils de Ministre, Karim Wade, chargé de la recherche de fonds (c’est une obsession familiale). Au mois de décembre dernier, il a tenté de livré la minorité chrétienne à la vindicte des musulmans en leur disant que ceux-ci « adorent des statues sans qu’ils s’en offusquent ». Chaque jour qui passe, avec Wade, est une occasion de saper les fondements de notre Etat et instiller le venin de la division au sein de la nation.

La politique est un métier comme le dit si bien Laurent Gbagbo. En se rendant à Dakar pour se prêter à la mascarade qu’escomptait le nonagénaire Abdoulaye Wade, Alassane Dramane Ouattara a montré qu’il n’a pas l’étoffe d’un homme d’état.

 

05/11/2010

Scénario à la sénégalaise ?

Hier le quotidien des républicains Le patriote faisait un parallèle entre l’élection du 31 octobre dernier et celle qui en 2000, au Sénégal, a abouti au départ d’Abdou Diouf et des socialistes du pouvoir après 40 ans de règne. Hier également, on apprenait le voyage de Ouattara pour Dakar. Il n’en fallait pas plus pour que certains esprits se mettent à chanter que c’est fait et qu’ADO marche dans les pas du Pape du Sopi, le nonagénaire Abdoulaye Wade. Une première équivoque à lever, le voyage d’ADO à Dakar n’est que la première étape d’une tournée à la recherche d’argent pour financer sa campagne électorale. Il a bien raison en cela de choisir comme première destination Dakar car il y a ici un prêteur sur gage.

L’idée d’un scénario à la sénégalaise de l’élection ivoirienne est pour le moins, une vue de l’esprit, car elle tendrait à faire croire qu’au second tour les électeurs suivent aveuglément les mots d’ordre des états majors politiques et reportent leurs voix sur ADO. Au Sénégal, en l’an 2000, s’il ne fallait tenir compte que des consignes de vote les deux blocs au second tour pouvaient gagner, mais au final nous avons eu la victoire d’Abdoulaye Wade avec 58 % des voix contre 42% à Diouf qui n’a pas progressé entre les deux tours. Pour que Wade gagne, Il a fallu la mobilisation et l’implication de Moustapha Niasse, dissident du Parti Socialiste de Diouf, qui avait obtenu 16 % au premier tour dans sa campagne. Moustapha Niasse était de tous les meetings et réunions de Wade laissant l’impression aux sénégalais qu’il s’agissait d’un ticket. Ils ont parcouru ensemble le pays entier et Wade avait fort habilement annoncé qu’en cas de victoire Niasse serait son premier ministre et qu’il y aurait une réforme constitutionnelle pour que les pouvoirs soient un plus partagés entre le parlement, le gouvernement et la présidence. Voila le contexte politique de l’élection de Wade en 2000.

Le voyage de Ouattara à Dakar prouve au moins une chose, l’argent qu’il va y chercher lui semble plus important que la nécessité de fédérer autour de sa personne les ivoiriens. A-t-il exprimé à Bédié sa compassion, alors que depuis plusieurs jours celui-ci prétend qu’on lui a volé des voix ? Il est quand même troublant de poser comme premier acte politique dans la perspective d’un second tour un voyage hors du territoire national. En l’an 2000, Abdoulaye Wade n’a pas posé des actes de cette nature et je ne crois pas qu’aujourd’hui, Bédié apprécie que Alassane Ouattara ne soit pas au seuil de sa demeure lui demandant de bien vouloir l’aider à conquérir la Cote d’ivoire.

Comme le dit si bien Laurent Gbagbo, la politique est un métier. Il a fallu faire preuve d’inventivité en 2000 pour que l’alternance se fasse au Sénégal. En Cote d’ivoire, Ouattara nous a sorti la grosse et vieille recette du vote identitaire qui a quand même pour limites objectives la démographie et le progrès de l’idée de citoyenneté au sein du corps social.

En réalité, parler de scénario à la sénégalaise pour les élections ivoiriennes, c’est manqué d’imagination.