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16/12/2011

Storytelling

Les supplétifs chargés du mensonge embarqués dans l’aventure colonialiste de Nicolas Sarkozy en Cote d’ivoire- j’ai nommé : l’Agence France Presse (AFP), Thomas Hofnung et Libération, Vincent Hugeux et L’Express, Le Monde  et son bataillon de thuriféraires du « Commando invisible »-  veulent réécrire l’Histoire dont nous avons été les victimes mais aussi les chroniqueurs attentifs. Ainsi depuis quelques semaines, pas une dépêche de l’AFP dont  la prose propagandiste soit dit en passant dépasse de loin celle de l’agence TASS d’avant la glasnost et la perestroïka ne se termine sans son mensonge préféré du moment : « le refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir à son rival et actuel président Alassane Ouattara avait plongé le pays dans une crise meurtrière qui avait fait 3000 morts. » Vincent Hugeux dont le zèle outrancier dans la défense de la "françafric" n’est plus à démontrer,  d’y aller de son grain de sel en martelant sur TV5 « le refus forcené ».

Ce qu’il y a de commun à toutes ces tentatives, c’est de créer une « réalité » qui n’a rien à voir avec la réalité observable et celle observée depuis le 28 novembre 2010, date de l’élection présidentielle en Cote d’Ivoire. Les supplétifs chargés du mensonge en arrivent même parfois à se tromper eux même quand ils cherchent à nous entrainer dans leur monde virtuel de propagande. Ainsi  l’ambassadeur Simon l’arrogance en bandoulière et le rictus dédaigneux de commenter l’appel au boycott des législatives du FPI  en déclarant à 24 heures du scrutin au quotidien français Le Figaro : « un taux de participation inférieur à 60% signerait une forme de désaveu du nouveau ». Le moment était sans doute à la surenchère, mais une once de principe de réalité lui commandait plutôt un plus de mesure!

La guerre et non « la crise meurtrière »en Cote d’ivoire relève de la volonté de Nicolas Sarkozy de placer le pays sous le joug français en installant à sa tête un homme de paille. Cette guerre a consisté dans un premier temps à priver l’État de ressources financières pour faire face à ses obligations (payer les fonctionnaires, doter les hôpitaux de moyens pour prendre en charge les malades…). Cette « stratégie d’asphyxie économique » ayant lamentablement échouée,  la coalition contre La Cote d’ivoire s’est lancée dans des actions terroristes avec comme exécuteur des basses œuvres feu le « général » IB. A la fin de du mois de mars  constatant l’échec de ses différentes actions de déstabilisation  et sans déclarer la guerre à la Cote d’Ivoire, Nicolas Sarkozy va lancer l’armée française  a conquête du pouvoir d’État avec à la clef des tentatives d’assassinat du président Gbagbo renouvelées  quotidiennement du 29 mars au 11 avril.

Face à la furia destructrice de Nicolas Sarkozy, de novembre 2010 au 11 avril 2011 –date de sa déposition  par la militaires français et sa déportation-  le président Gbagbo n’a cessé d’appeler au dialogue et à la concertation avec le sens de la formule qui est le sien : « asseyons-nous et discutons ». Pour mettre un terme au contentieux électoral, il a proposé un recomptage des voix. Ce à quoi Ban Ki Moon actionné par Nicolas Sarkozy  a répondu : « ce serait injuste », sans que l’on sache ce qu’il entendait par une telle formule. Il a accepté et reçu la mission de médiation l’Union africaine (UA)  présidée par  Thabo Mbeki, l’ancien président sud-africain.  Le rapport de ce  dernier et ses propositions de sortie de crise sont ont été soigneusement rangé dans les tiroirs à Addis- Abeba. Toujours dans sa quête d’une solution pacifique, il a reçu Yayi Boni, Pedro Pires et tous ceux qui sincèrement pensaient qu’il y avait un contentieux électoral à vider.

Ne nous laissons pas abuser par les conteurs !!!!

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