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01/12/2011

Les soleils du néo-colonialisme en Cote d’ivoire

Le mardi 29 novembre 2011, un stade supplémentaire dans la restauration de l’État colonial en Cote d’ivoire  a été allègrement franchi. Signe des temps, la coalition Sarkozy-Ocampo- Ouattara n’a pas voulu  rompre avec les recettes du passé, elle  a décidé de déporter à La Haye,  au Pays-Bas  en Europe, le Président légitime de la République de Cote d’ivoire, Laurent Koudou Gbagbo. Le mandat d’arrêt émis  par la Cour Pénale Internationale (CPI) ne doit pas faire illusion, il a même valeur que les  arrêtés de déportation que prenaient les administrateurs coloniaux tels que Joseph Gallieni ou Louis Faidherbe, à l’encontre des résistants africains.  Sept mois après avoir été déposé par l’armée française au terme d’une guerre initiée par la France et au cours de laquelle des milliers de civils désarmés ont été tués, le président Gbagbo, à l’instar de ses illustres devanciers qui se sont opposés à la conquête coloniale de l’Afrique, a quitté sous la contrainte la terre de ses ancêtres. Comme la déportation de Béhanzin en Martinique, celle de l’Almamy Samory Touré au Gabon ou encore celle de  la reine Ranavalona III à Madagascar, le transfèrement du président Gbagbo à La Haye ne vise qu’à parachever la mise sous tutelle la Cote d’ivoire.

Tout le monde le sait et lui-même en premier, Alassane Dramane Ouattara qui n’a pas été Keletigui, encore moins Mouroutigui, ne peut être Faama. Comme Agboliagbo a été la marionnette du Colonel Dodds dans l’Abomey soumis au diktat français, Alassane Dramane Ouattara  est l’homme de paille du néo-colonisateur français en Cote d’Ivoire. Il est  destiné à  donner l’illusion de la continuité de l’État ivoirien, artifice nécessaire au confort intellectuel du Bobo de base qui lit Libération qui lui répète à longueurs de pages et de parutions  que les pauvres sont pauvres parce qu’ils pensent pauvrement, que l’ordre économique mondial est juste et que seuls les dirigeants africains posent problème.

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