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20/05/2011

Le sacre du pacha Quisling Ouattara Ier

 

bokassa.1301044352.jpgNicolas Sarkozy, le président français et son délégué en Cote d’Ivoire, le pacha Quisling Alassane Dramane Ouattara alias le boucher de Sindou sont des personnages bien singuliers. Il suffit de se placer dans une perspective politique ou de relations internationales par exemples pour se rendre compte que de valeurs éthiques et juridiques il ne faut pas trop leurs en demander. Il y a quelques semaines au prétexte de « rétablir  la démocratie » et d’instaurer « l’État de droit » en Cote d’Ivoire, ils ont fait pleuvoir sur les paisibles populations ivoiriennes un déluge de feu qui a fait passer de vie à trépas plusieurs milliers de personnes ; blessés plusieurs milliers d’autres et jeter sur les sentiers et chemins qui mènent aux forêts et autre lieux censés offrir un semblant de répit , des centaines de milliers. Les forces qui ont permis d’aboutir à un tel résultat sont en Cote d’Ivoire sous un mandat de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui a voté une série de résolutions destinées ramenée la paix dans ce pays. Les observateurs attentifs n’ont pas manqué de remarquer que plus les forces destinées à ramener la paix en Cote d’Ivoire étaient nombreuses et plus il y avait d’ivoiriens morts, blessés, déplacées ou réfugiés. Nous devons à Nicolas Sarkozy et à son pacha en Cote d’Ivoire d’avoir transformé des forces de paix en forces de guerre, et pire : dans le cas de l’Ouest ivoirien d’avoir laissé faire, l’arme aux pieds, des hordes de mercenaires commettre des crimes contre l’humanité et des actes de nature génocidaire.

Depuis le 11 avril 2011, date de l’enlèvement du président de la République de Cote d’Ivoire, Laurent Koudou Gbagbo par les forces spéciales françaises, l’État ivoirien a perdu les derniers attributs de sa souveraineté et est désormais sous le joug d’une puissance étrangère : le France. En même temps que sa souveraineté, il a perdu toute référence à la démocratie et l’État de droit. La liberté de la presse est un souvenir du président Laurent Gbagbo et il n’y a d’opinion publiée que celle qui prétend que Quisling Alassane Dramane Ouattara alias le Boucher de Sindou incarne la nation ivoirienne. Des milliers de personnes en violations des dispositions légales ivoiriennes, de la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, de la Déclaration universelle des droits de l’Homme sont privés de liberté et sont gardés au secret. Des familles entières sont dans geôles du duo Sarkozy/ Quisling Ouattara au seul motif l’un de leurs membres a travaillé avec le président Gbagbo.

Nicolas Sarkozy et son délégué en Cote d’Ivoire le pacha Quisling Alassane Dramane Ouattara alias le Boucher de Sindou ont, depuis quelques semaines -en plus du crime-, décidé de sombrer dans le ridicule en organisant pour le 21 mai 2011 une sorte d’intronisation qu’ils ont l’outrecuidance d’appeler investiture. Alors que la constitution ivoirienne en son article 39 prévoit pour le président élu une prestation de serment devant le conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy a décidé pour l’installation de son délégué en Cote d’Ivoire de nous faire le remake de sacre de l’empereur Bokassa. Signe des temps et de  la déchéance de ce pays, contrairement à Giscard d’Estaing qui s’était fait représenté à Bangui par des seconds couteaux, Nicolas Sarkozy représentera l’État français à la pantalonnade de Yamoussoukro.

Demain Nicolas Sarkozy et Quisling Alassane Dramane Ouattara alias le Boucher de Sindou vont entrer dans l’histoire parce que comme le dit Mariano José de Larra : « quand l’histoire se charge de faire du théâtre, elle en fait du bon ». A chacun selon ses moyens !

 

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