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17/01/2011

Qui a mis l’eau dans coco ?

 

Noix-de-coco.jpgIl n’est pas un jour, depuis la le 3 décembre 2010 et la parodie de prestation de serment de l’Hôtel du Golf, où Alassane Dramane Ouattara, Guillaume Soro , Y.J. Choi, Nicolas Sarkozy et même Ban Ki- moon ne menacent de leurs foudres les autorités légales et légitimes de Cote d’Ivoire et tout le peuple ivoirien. Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) sont sommées de renoncer à leurs mission de protection des institutions républicaines, aux fonctionnaires il est demandé d’arrêter de faire fonctionner les services de l’État, aux contribuables il est enjoint de ne pas s’acquitter de leurs devoirs. Le peuple lui-même est averti qu’il payera pour n’avoir pas exécuté la décision de Y.J Choi et Nicolas Sarkozy de faire d’Alassane Dramane Ouattara le Président de la Cote d’Ivoire. En attendant que ne s’abatte sur les ivoiriens les foudres du régime Ouattara, l’Union Européenne sanctionne, à la demande des locataires de l’Hôtel du Golf, ceux qui sont considérés comme les plus récalcitrants à la mise en place du projet sus mentionné. Ainsi apprend-on que l’Union Européenne a gelé les avoirs (qu’ils existent ou pas n’est pas le débat) de personnes physique ou morale au motif qu’ils ne sont pas soumis à l’autorité « d’un gouvernement démocratiquement élu. »Le week-end dernier Guillaume Soro dans la même veine d’innovation juridique pour appuyer les projets politiques de la coalition de l’Hôtel du golf a évoqué le « droit d’ingérence » pour justifier l’intervention militaire étrangère qu’il appelle de tous ses vœux depuis quelques semaines. Il est inutile de rappeler que dans leurs rêves les plus fous les tenants de la recolonisation africaine s’en tenait à l’évocation d’un « devoir d’ingérence » pour justifier leurs forfaitures. Dans un tel contexte, il est légitime de poser la question de savoir pourquoi Alassane Dramane Ouattara, Guillaume Soro, Y J Choi, Nicolas Sarkozy et ce que appelle abusivement « la communauté internationale » appelle à la chienlit, la conflagration en Cote d’ivoire ?

La désinvolture avec laquelle les alliés de l’Hôtel du Golf traitent la Cote d’Ivoire et ses autorités légitimes tient dans l’assurance qu’ils ont que cela ne leur coutera rien à titre personnel et politique. Ils sont persuadés que le gouvernement ivoirien et le président Laurent Gbagbo joueront le jeu de légalité, appliqueront naïvement les règles éthiques et déontologiques de l’adversité politique au point de les laisser créer les conditions du chaos dans le pays. Il est temps de mettre un terme à cette situation car il y va de l’avenir de la Cote d’Ivoire. Il est arrivé le moment de montrer à tous ceux qui s’attaquent aux ivoiriens et veulent les priver de leur riz quotidien, de la paix à la laquelle ils aspirent pour vivre décemment qu’ils trouveront sur leur chemin à défaut du gouvernement élu pour donner à chacun les chances d’un épanouissement, des groupements de citoyens prêts à faire entendre raison à la terreur. C’est dans ce sens qu’il faut saluer la rencontre de Charles Blé Goudé avec les populations d’Anono. Il est venu le moment de faire comprendre aux locataires des hôtels Sebroko et du Golf qu’en matière de politique il est un principe fondamentable celui de réalité. Les différentes tournées de Blé Goudé dans Abidjan ayant montré l’adhésion des populations, le meeting de Simone Gbagbo à La Maison de la Culture de Treichville le samedi 15 décembre 2011 ayant marqué l’adhésion des élus à la République, il est temps de faire comprendre à tous que nul ne peut espérer sortir indemne d’une conflagration à la genèse de laquelle il aura participé. Tout comme les FDS le montrent aux forces de l’ONUCI en les soumettant à leurs autorités dans Abidjan, il est temps de montrer à Guillaume Soro , Alassane Ouattara, Choi , Simon et autres Carter le troisième qu’ils ont droit à la parole parce que les ivoiriens le veulent.

Il faut montrer à tous ces fauteurs de troubles que les ivoiriens sont prêts à leur demander des comptes, quelque soit l’appareil répressif qu’ils peuvent espérer venir à leur secours. Dans les jours à venir des dizaines milliers de patriotes et citoyens ivoiriens doivent assiéger les Hôtels Sebroko et du Golf pour ne les quitter qu’à la demande- du président Laurent Gbagbo, lui-même solliciter par l’ONU. Il faut mettre sur tous ces gens la pression nécessaire à leur faire entendre raison. Il faut leur faire peur s’ils s’avisent à ne pas comprendre que la Cote d’Ivoire est la patrie des ivoiriens. Plus qu’en janvier 2007, où le président nigérian de l’époque Olusegun Obasanjo est venu en catastrophe à Abidjan pour dire que le Groupe de Travail international (GTI) n’avait pas le « pouvoir » de dissoudre l’Assemblée Nationale, cette fois-ci il faudra travailler à faire comprendre à Ban Ki-moon et Sarkozy qui a mis l’eau dans coco.

 

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