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12/01/2011

Légitimité

 

Gbagbo261108220.jpgA coté des actions diplomatiques, politiques, insurrectionnelles et militaires, la stratégie d’Alassane Dramane Ouattara et ses alliés étrangers pour l’installer à la tête de la République de Cote d’Ivoire comporte une dimension économique qui consiste en un étouffement des secteurs productifs sources de recettes budgétaires pour l’État. Ce que veulent les alliés de l’Hôtel du Golfe et leurs commanditaires étrangers, c’est d’empêcher par touts les moyens y compris les moins avouables la collecte des impôts et aux taxes nécessaires au fonctionnement normale de la vie de la Nation. Ils font le pari que le peuple devant le constat d’hôpitaux fermés faute de médicaments et de personnels, d’agents de diverses administrations démobilisés parce que ne recevant pas leurs salaires, que le peuple finira par se révolter et se retourner contre les tenants du pouvoir. Cette stratégie dont l’édition du journal français Le Monde du mercredi 12 janvier 2011 rend compte nous renseigne sur les dispositions d’esprit d’Alassane Ouattara et ses alliés. Le premier constat que l’on peut en faire est que, contrairement à ce qu’ils claironnent dans les média occidentaux, Ouattara et ses amis se sont rendus à l’évidence qu’il y a une véritable adhésion des ivoiriens aux positions défendues par les autorités légitimes et légales du pays et que dans l’imaginaire des populations le président de la République Laurent Gbagbo incarne la figure du père qui doit pourvoir aux besoins de tous ces filles et fils du pays. Le deuxième constat est que les comploteurs de l’Hôtel du Golfe veulent nous entrainer dans un troisième tour social qui espèrent-ils viendra les venger de leurs défaites aux deux tours précédents et aux appels à l’insurrection et aux désobéissances civile et militaire.

L’État de cote d’Ivoire doit tout mettre en œuvre pour que la stratégie d’étouffement de l’économie ivoirienne telle que voulue par Ouattara et ses alliés ne prospère pas. A notre avis la riposte doit être organisée à plusieurs niveaux en partant de l’action citoyenne. Il est du devoir de l’État de donner aux citoyens qui s’estimeront léser par les actions de la coalition antipatriotique de Ouattara et affidés, les moyens d’ester en justice et ceci en procédure accélérée. Si les textes de lois actuels ne le permettent pas, l’Assemblée nationale doit se réunir rapidement pour adopter une loi que le président doit promulguer avant la fin du mois. Le fonctionnaire client d’une banque qui applique les recommandations de la « communauté internationale » au point de l’empêcher de toucher son salaire viré par le trésor doit obtenir réparation dans les 36 heures. S’il le faut les tribunaux devront rester ouverts la nuit. Les banques et établissements financiers présents sur le territoire ivoirien, qu’ils soient à capitaux exclusivement ivoiriens ou filiales de compagnies étrangères sont des sociétés de droit ivoirien. Il faut par les moyens de coercition dont dispose l’État leur rappeler que l’exercice de toute activité en Cote d’Ivoire est lié au respect des lois et règlements qui régissent le pays. Il n’y a pas à transiger en la matière car l’État républicain et laïc de Cote d’Ivoire stipule en son article 2 alinéa 3 de sa constitution : « Les droits de la personne humaine sont inviolables. Les autorités publiques ont l'obligation d'en assurer le respect, la protection et la promotion. »
Nul n’a le droit d’enlever la boule d’attiéké de la bouche des ivoiriens au motif que ses intérêts ne sont pas pris en compte et tout ivoirien et tout groupement d’ivoirien à le droit si l’État ne le fait pas de demander des comptes à ceux qui s’attaquent à ses moyens de subsistance.

Dans la stratégie mise en place par Alassane Ouattara et ses alliés occidentaux, le sort réservé aux ivoiriens et leurs justes aspirations à des vies paisibles compte pour du beurre. Cela était connu de tous les ivoiriens, qui ne s’y sont pas trompés le 28 novembre 2010 puisqu’ils ont en masse accordés leurs suffrages au président Laurent Gbagbo. Qu’aujourd’hui pour leurs besoins de communications, Ouattara et les siens le proclament à tous vents doit être une occasion pour les pousser dans leur retranchements et aussi monter que force doit rester à la loi et que la violence légitime est du côté de ceux qui incarnent les aspirations de la nation ivoirienne.

 

 

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