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15/12/2010

Force reste à la loi

 

Gbagbo261108220.jpgIl n’y a pas de doute la manipulation orchestrée par Sarkozy et tendant à faire croire que Alassane Ouattara a gagné l’élection présidentielle du 28 novembre dernier, a fait long feu. Les Ivoiriens et leurs institutions républicaines ne s’y sont pas trompés, ils ont fait allégeance à celui qui incarne la légitimité populaire : Laurent Koudou Gbagbo !! C’est lui le Président de la République de Cote d’Ivoire comme le juge des élections l’a proclamé le vendredi 3 décembre 2010. Après la décision du juge des élections, selon l’ordonnancement républicain Laurent Gbagbo a prêté serment et reçu les insignes afférant à sa fonction. Les services de l’État et tous ses démembrements se sont mis à sa disposition du président réélu. Nulle coercition n’a été utilisée pour aboutir à un tel résultat, traduisant ainsi la reconnaissance et la confiance des différents acteurs dans le processus institutionnel. Pourtant, ce n’est pas les appels à la désobéissance et la rébellion administrative qui ont manqué. Par trois fois Soro Guillaume et deux fois Alassane Dramane Ouattara, ont appelé les différents corps constitués à se mettre à leur disposition et à chaque fois cela a été un échec cuisant. La tentative de coup d’État initiée par Sarkozy au bénéfice d’Alassane Dramane Ouattara a échoué et depuis quelques jours nous sommes entrés dans la phase de déstabilisation des institutions républicaines par la création d’un climat insurrectionnel favorable à l’intervention des forces étrangères.

L’appel à la marche sur la Radiodiffusion et Télévision Ivoirienne (RTI) lancé par Soro Guillaume n’est pas destiné à compter les troupes acquises à la cause d’Alassane Dramane Ouattara, encore moins prendre possession d’un lieu de pouvoir, mais la dernière tentative en date de discréditer le président Gbagbo et la République de Cote d’Ivoire. Il n’échappe à personne que pour Ouattara et les siens qui ont misé sur la « communauté internationale » plus les jours passent et plus ils se rendent comptent que la Cote d’Ivoire disparait de la une des médias. Ce qu’il leur faut c’est de quoi de retenir l’attention des médias occidentaux. Pour ces derniers il n’y a que le triptyque guerre, sida et misère qui compte dès lors que l’on parle de l’Afrique. Ce que Ouattara et les siens veulent pour demain, c’est le sang des ivoiriens qu’ils pourront exhiber comme la preuve que rien ne va dans le pays et licence à leurs alliés de la Force Licorne et de l’ONUCI de tuer impunément les ivoiriens pour les installer au pouvoir. Il appartient aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ivoiriennes et aux patriotes ivoiriens de ne pas céder à cette provocation. Aux FDS, il faut qu’impérativement la force ne soit utilisée que pour protéger l’intégrité physique des éléments engagés dans le maintien de l’ordre. Il faut également qu’il y ait une graduation dans l’usage des armes destinées au maintien de l’ordre. Les armes létales ne doivent être utilisées que contre des éléments identifiés avec certitude comme attentant à la vie des fonctionnaires commis au maintien de l’ordre. Les patriotes pour leur part doivent se munir des moyens modernes de communications entre autres appareils photo, caméscopes. Il incombe aux patriotes d’apporter la preuve que les « manifestants » que le RDR et leurs alliés de la « communauté internationale » n’étaient pas animés d’intentions pacifiques. Ils doivent jouer le rôle de sentinelles de la démocratie et de l’ordre public. C’est une tâche importante, qu’ils doivent considérer plus gratifiante que celle de supplétifs des FDS qui d’ailleurs et pour le moment n’ont pas exprimé le besoin d’être aidés. Tous les patriotes doivent intégrer le mot du Secrétaire général de la fédération FPI d’Abidjan-banco Zadi Lazar Zaba : «Nous avons la loi et le président. Nous n’avons aucun intérêt au désordre »

 

 

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