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09/11/2010

Pourquoi voter pour Gbagbo (2)

 

Gbagbo261108220.jpgSelon le rapport 2010 du Programme des Unies pour le Développement Humain (PNUD) qui chaque année depuis 1990, publie l'Indice de développement humain (IDH), la Cote d’ivoire avec 0.397 se classe à la 149e place sur 169 des pays disposant de statistiques permettant de faire de telles comparaisons. L'IDH représente une volonté de définition plus large du bien-être et fournit une mesure composite de trois dimensions de base du développement humain : la santé, l'éducation et le revenu. Entre 1980 et 2010 l'IDH de Côte d'Ivoire est passé de 0.350 à 0.397. La décennie 2000-2010 a été celle où la progression de l’indice a été la plus importante passant de 0.379 en 2000 à 0.397 en 2010 soit un gain de 18 points. C’est donc dire que malgré la guerre et la crise le régime de la refondation avec sa tête Laurent Gbagbo a réussi à faire progresser le pays dans des secteurs qui sont les premiers à être sacrifiés en cas de difficultés. Ce progrès nous le devons à une politique hardie qui a consisté malgré la contrainte d’un ralentissement économique à corriger les inégalités sociales par une politique de redistribution plus efficiente. Sur le plan budgétaire par exemple, d’importants transferts en direction des secteurs sociaux ont été faits par le budget de souveraineté de la Présidence de la République. Le cadrage macroéconomique qui a permis de pouvoir trouver un accord avec les Institutions financières internationales (Banque Mondiale, FMI) pour bénéficier des réductions de dettes de l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) n’a pas laissé de grandes marges de manœuvre et Laurent Gbagbo est le premier président de Cote d’ivoire à avoir utilisé ce budget destiné sous ces prédécesseurs aux copains et coquins (dont une partie de la classe politique française, des dirigeants politiques de pays de la sous région) comme filet social. Au cours de la décennie 2000-2010, la Présidence a électrifiée des milliers de villages, subventionné des centaines de centre de santé et de nombreuses associations et a accordé des allocations à des personnes physiques objectivement dans le besoin. Il faut être imprégné d’une véritable fibre sociale, être sensible aux principes d’équité et de justice sociale pour dans un contexte marqué par les contraintes politiques (guerre, rébellion, déstabilisation interne, agression par une puissance membre du Conseil de Sécurité et premier partenaire économique) et économiques (endettement énorme hérité de ses prédécesseurs, refus des partenaires au développement à négocier sans la fin de la crise) faire de tels choix budgétaires. La situation de la Cote d’ivoire entre 2002 et 2010 était propice à toutes les dérives notamment le creusement des inégalités. L’État sous la direction de Laurent Gbagbo a essayé et réussi à enrayer une telle spirale.

Le pacte auquel Laurent Gbagbo convie dans son projet, est celui d’une société de croissance économique au service du bien-être de ses populations sans exclusive. C’est pour cela que ses mesures phares visent à remettre au centre des politiques publiques l’amélioration du capital humain par l’investissement massif dans la santé et l’éducation. Un pays qui veut s’inscrire dans un cycle vertueux de croissance économique a besoin d’hommes et femmes en bonne santé et bien éduqués. Par l’AMU, le programme de LMP vise à assurer l’accès universel aux soins de santé et à la sécurité sociale. Il s’agit ici de permettre la prise en charge de la santé de chacun au sein de la collectivité. L’AMU va permettre la mise en place d’un système de santé qui répond aux besoins et aux attentes de la population en couvrant toute la gamme des risques et des maladies. Avec l’AMU, la Cote d’ivoire va créer un système de santé plus équitable et plus juste. En quoi l’équité et la justice dans un contexte de solidarité sont elles à même de rendre plus performant un système de santé ? L’État de Cote d’ivoire et les ivoiriens dépensent actuellement 3,8 % du PIB pour les besoins de santé, soit une dépense de 66 dollars internationaux par habitant et par an. Avec ce niveau de dépense l’Espérance de vie à la naissance d’un ivoirien est de 55, et le quotient de mortalité infant-juvénile est de 127 pour 1000 (sur 1000 enfants qui naissent dans les conditions sanitaires actuelles, 127 meurent avant d’atteindre l’âge de 5 ans). De telles statistiques ne sont pas adéquations avec le niveau de financement et témoignent de l’iniquité du système. Par l’AMU, Laurent Gbagbo escompte le doublement de la part du financement de la santé dans le PIB avec pour objectif dans les 10 ans à venir d’atteindre le niveau d’un pays comme le Tunisie qui a espérance de vie à la naissance de 72 ans et un quotient de mortalité infanto-juvénile de 21 pour 1000.

A suivre

 

Commentaires

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Écrit par : Alden | 10/07/2013

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