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14/02/2010

Cap sur Abidjan

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Il est une vérité qu'il faut rappeler pour faire taire tous les cassandres et les révisionnistes. Le génocide des tutsis rwandais en 1994 est un génocide inspiré, exécuté pour et par l'état rwandais. Les paysans hutus enrôlés dans cette tragédie ont été endoctrinés, formés, encadrés par l'état rwandais et ses différents démembrements. En Cote d'voire notamment dans les zones où l'état exerce la plénitude de ses prérogatives rien de ce qui a précédé le génocide des tutsis rwandais n'a cours. D 'ailleurs au plus fort de la guerre en 2002 - 2003 à aucun moment l, l'état ivoirien ne s'est départi de son caractère républicain. Il est resté laïque, démocratique et social. Ceux qui évoquent aujourd'hui l'éventualité d'un génocide en Cote d'ivoire, expriment une figure de rhétorique ou leur projet politique, mais pas la réalité.

La décision du président Laurent Gbagbo de dissoudre le gouvernement et la CEI est à saluer comme un rappel à l'ordre républicain. C'est le rappel des règles qui régissent les institutions ivoiriennes, notamment l'article 40 de la constitution qui stipule "Le Président de la République est détenteur exclusif du pouvoir exécutif. Il nomme le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, qui est responsable devant lui. Il met fin à ses fonctions. Sur proposition du Premier Ministre, le Président de la République nomme les autres membres du Gouvernement et détermine leurs, attributions. Il met fin à leurs fonctions dans les mêmes conditions."Qu'importe les jérémiades d'une opposition inconséquente qui parle à propos des mesures présidentielles de "fascisation", "coup d'état ", "dictature" tout en n'excluant pas de siéger dans un nouveau gouvernement présidé par le même Gbagbo. Je pense que cette opposition doit s'interroger sur sa faiblesse si effectivement elle est convaincue de son discours. Comment comprendre qu'un coup d'état se fasse sans que son auteur prenne des mesures d'exception notamment celles qui restreignent les libertés ?

Dans les prochains jours Gbagbo devra marquer d'autres points. Le cycle de négociation de Ouagadougou doit être sa prochaine cible. Il doit le rendre caduc en faisant comprendre aux acteurs politiques que rien ne peut s'obtenir loin d'Abidjan.

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