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14/04/2009

Affaire GAK: que dire?

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Simone Gbagbo et Paul-Antoine Bohoun Bouabré ont accepté depuis quelques semaines d’être entendus par le juge Ramaël, chargé du dossier du journaliste français Guy-André Kieffer disparu à Abidjan en avril 2004. Ils répondent à une nouvelle requête , cette fois exprimée dans les termes du droit ivoirien et de la convention d’entraide judiciaire franco-ivoirienne, des enquêteurs français. Pour dire vrai- jusqu’à présent- les seules convocations de Madame Gbagbo et Monsieur Bouabré devant le juge français, dont les observateurs ont la preuve sont celles délivrées par les médias français notamment RFI et l’AFP. C’est donc une première qui devrait se réaliser dans le dernier tiers du mois d’avril.
Il ya lieu d’utiliser le conditionnel, car il y a du nouveau et c’est l’AFP qui nous l’apprend : « Les juges Patrick Ramaël et Nicolas Blot, accompagnés de gendarmes, iront en Côte d`Ivoire entre le 20 et le 24 avril, selon des sources proches du dossier…Ils doivent auditionner le 23 avril Mme Gbagbo, ainsi que le ministre d`État chargé du Plan et du Développement, Paul-Antoine Bohoun Bouabré.… Ces auditions, en présence de magistrats ivoiriens, sont toutefois conditionnées à trois autres auditions demandées par les magistrats qui doivent se dérouler dans les jours qui précèdent. Les juges souhaitent notamment entendre Patrice Bailly, à l`époque chef de la sécurité de la présidence de la République, mis en cause notamment par le beau-frère de Simone Gbagbo, Michel Legré, un mis en examen qui est depuis revenu sur ces déclarations. »
Les juges français posent donc des préalables à des auditions présentées dans le passé comme étant indispensables à la manifestation de la vérité. On apprend ainsi que la liste des suspects s’est allongée de trois de noms dont celui d’un ancien garde corps du Laurent Gbagbo présenté abusivement comme chef de la sécurité de la présidence de la République. L’audition de Patrice Bailly après celles Simone Gbagbo, Bohoun Bouabré, Kadet Bertin, Aubert Zohoré , Victor NEMBELESSINI-SILUE, devient indispensable.
En attendant, l’audition de Simone Gbagbo réclamée en boucle en Juillet-août 2008 par RFI , ne présente plus grand intérêt puisqu’ un proche du disparu –se faisant le porte-parole de l’instruction- a déclaré l`AFP n`attendre "pas grand chose" des auditions de Mme Gbagbo et M. Bohoun Bouabré, qui constituent pour eux un "affichage pour tenter de se débarrasser d`un boulet qui les encombre". "J`attends plus du volet Bailly dont le nom remonte sans arrêt depuis le début de l`enquête", a-t-il ajouté.

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