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31.10.2008

Opération Turquoise version Kouchner

photo-Operation-Turquoise-2007-6.jpg

C’est une dépêche de l’AFP qui nous l’apprend, la France cherche à convaincre ses partenaires de l’UE de la nécessité de l'envoi d'une force européenne à vocation humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
http://www.izf.net/upload/AFP/francais/special/afrique/AF...
http://www.izf.net/upload/AFP/francais/special/afrique/AF...

Le prétexte à cette volonté de déploiement serait « le désastre humanitaire qui menace la RDC ». Depuis quelques jours le Général dissident Laurent Nkunda mène une offensive militaire victorieuse en direction de la ville de Goma. Devant l’avancée des forces du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda et les quelques combats qui l’émaille, des milliers de personnes se sont déplacées en direction du Sud-Kivu. Les civils qui fuient les combats ne sont pas seuls puisqu’ils ont pour lièvres les soldats des forces gouvernementales congolaises. Ces militaires qui n’ont contents d’être à l’avant des fuyards n’oublient pas de s’adonner à leur jeu favori : voler et piller. En RDC, de Mobutu à Kabila fils l’armée n’a pour unique mission que de profiter des moments de crises pour voler les populations qu’elle est sensée protéger. Rien n’y fait, les milliards de dollars investis comme l’appui des experts onusien et occidentaux, l’encadrement de la Monuc ou de l’Eufor. C’est une armée qui n’a pour mission que de protéger le chef des tentatives de protestation de son peuple. Des exemples répressions sauvages comme celle de la marche pacifique des églises chrétiennes du 16 février 1992 jalonnent l’histoire du pays. Entre deux opérations de répression, l’armée parade, vole les congolais et pillent les ressources pays. Une anecdote de feu Savimbi pour illustrer cet état de fait. En 1996, Mobutu aux abois devant l’avancée des forces de l’AFDL, sollicite son obligé Savimbi pour une aide militaire. Il lui envoie selon les critères de l’armée zaïroise ses meilleurs officiers afin de préparer un plan de contre-offensive. Nos braves officiers ne savaient pas lire et se repérer sur une carte d’état-major, se foutaient de participer à l’élaboration d’un plan de contre-offensive, mais tenaient à avoir en « cadeau » de fin de mission des pierres précieuses. Avoir une telle armée relève du choix politique !!!!
L’offensive de Général Nkunda est une défaite cuisante pour la Monuc et ce que l’on appelle la communauté internationale. Elle démontre encore une fois la duplicité et l’hypocrisie des puissances. Il n’a jamais été question dans le « processus de paix » encadrer par l’ONU, d’aider à la construction d’un état juste et fort au Congo. Tout a consisté à créer les conditions de légitimation du nouveau Mobutu à savoir Kabila fils. Tout y est passé, du tripatouillage des urnes jusqu’à la mascarade de justice internationale qui a envoyé son opposant Jean-Pierre Bemba en prison à La Haye. Joseph Kabila, s’inscrivant dans la lignée de Mobutu est le garant de l’ordre colonial que Patrice Lumumba a tenté de remettre en cause.
La proposition française nous renseigne sur l’état d’esprit qui prévaut dans certaines officines étatiques. Il y a une volonté de ne pas tourner la page du génocide des tutsis et d’entretenir des relations apaisées avec le Rwanda. Certains rêvent encore de prendre une revanche sur le pouvoir en place à Kigali après la rouste qu’ils ont reçu entre 1990 et 1994. Il faut savoir que tout ce qui se passe dans le Nord-Kivu a un lien direct avec la sécurité intérieure du Rwanda. Au nez et la barbe de l’ « état » congolais et l’ONU, en dépit des conventions internationales sur les réfugiées, les forces génocidaires rwandaises tiennent en coupe réglée de large territoire du Nord-Kivu où ils exploitent illégalement les ressources naturelles, volent les paysans, restent armées et rêvent d’aller exterminer les tutsis de l’autre coté de la frontière. Le stratège et maitre tacticien Paul Kagamé ne laissera jamais une telle force, légitimement suspecte, à jet de pierre de chez lui.
Le prétexte humanitaire avait été trouvé pour sauver le reste des forces génocidaires en 1994.C’était l’Opération Turquoise. Qu’on veuille nous la revendre, tout juste agrémentée du drapeau européen en dit long sur la nécessité de renouveler certains cadres. Que Bernard Kouchner se prête à cela me laisse songeur !

27.10.2008

Retour sur une mise en accusation

Premier post d'un article divisé en cinq parties
mbeki1.jpg

Il y a un plus d’un mois, Thabo Mbeki était contraint à la démission de son poste de président de la république sud africaine par ses camarades du Comité exécutif national (NEC) du Congrès National africain (ANC). A cette occasion de nombreux observateurs et autres commentateurs de l’actualité sont revenus sur ses positions sur le sida pour en dire le plus souvent le grand mal et parfois en dresser des caricatures outrancières. Dans le réquisitoire qu’on entendait , il revenait que Thabo Mbeki est le fossoyeur de l’Afrique du Sud et qu’il aurait, du fait de sa politique sanitaire, mené à la mort des milliers voire des millions de sud africains. A lire ou entendre certains commentaires on pourrait se demander pourquoi ne pas traduire Thabo Mbeki devant un tribunal ad hoc pour crime contre l’humanité. Les critiques auxquelles Thabo Mbeki a eu à faire face de la part de certains de ses pourfendeurs étaient sans commune mesure avec ce qu’ils ont pu dire sur le régime d’apartheid.
La pensée de Thabo Mbeki sur la riposte à apporter au sida se trouve dans deux documents que les commentateurs pressés et sentencieux ne prennent jamais la peine de lire . Le premier document est sa lettre adressée le 3 avril 2000 aux « grands de ce monde » (world leaders). Dans cette lettre , il développait son analyse personnelle de l’évolution du sida en Afrique, contestant l’évidence des modèles étiologiques et épidémiologiques généralement admis.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/720448.stm
http://tmh.floonet.net/articles/mbeki.shtml
Cette lettre sensée être confidentielle a été fuitée dans la presse par l’administration Bill Clinton pour les intérêts que l’on sait aujourd’hui. Bill Clinton qui a quitté le pouvoir en janvier 2001 avec une situation financière délicate (du fait de ses nombreux frais d’avocats dans l’affaire Monica Legwinski) a déclaré au fisc plus de 100 millions de dollars us de revenus il ya deux ans. L’essentiel de ces revenus provenaient de son activité dans la lutte contre le vih/sida.
Quelques mois après la publication de cette lettre, à l’occasion la Conférence mondiale de Durban sur le vih/sida, Thabo Mbeki dans son discours d’ouverture donnait son analyse personnelle sur le vih/sida .
http://www.virusmyth.com/aids/news/durbspmbeki.htm
Dans ce discours, Thabo Mbeki demande un changement de paradigme dans l’appréciation de l’épidémie de vih/sida en Afrique du Sud. Pour lui ,au lieu de se focaliser sur la lutte contre un virus et penser que tous les moyens qui sont sensés le combattre sont pertinents , il faut changer de perspectives et intégrer la dimension socioéconomique dans l’appréciation de l’épidémie. Pour Thabo Mbeki seule l’extrême pauvreté dans laquelle vit la majorité des Sud-Africains peut rendre compte de leur extrême susceptibilité aux infections. Partant de ce constat , les politiques sanitaires doivent mettre l’accent sur les déterminants de la santé et non se focaliser sur l’accès à des médicaments potentiellement toxiques et dont l’efficacité reste à prouver .
L’objectif de Mbeki était de faire du sida un enjeu politique en soulignant les conditions de pauvreté et de misère des populations comme principale cause de la propagation de l’épidémie. Même si parfois il semble épouser le point de vu des scientifiques dissidents (ceux qui contestent que le vih soit pas la cause du sida), le socle de sa théorie n’est pas du registre biomédical.
La ligne politique de Thabo Mbeki sur la question du sida n’a pas triomphée. Aujourd’hui la lutte contre le sida se résume à la « prévention » et « l’accès aux antirétroviraux ».
A suivre
Prochain post : La question du sida dans l’Afrique du sud de l’immédiat post apartheid

24.10.2008

Petits meurtres entre amis

guy andré kieffer.jpg
C’est l’Agence France Presse (AFP) qui nous l’apprend, le Juge Ramaël aurait convoqué Madame Simone Gbagbo l'épouse du président ivoirien à Paris hier jeudi 23 octobre 2008, dans le cadre de l’enquête sur la disparition de Guy-André Kieffer. La dépêche nous apprend que Madame Gbagbo ne s’est pas rendue à cette convocation mais ne nous dit pas si le juge français l’a convoqué en respectant les conditions qu’imposent la convention d’entraide judiciaire entre la Cote d’ivoire et la France.

On notera que cette fois RFI n’a pas osé relayer en exclusivité cette information. Sur le site internet de la « radio mondiale », ce jour à 15 heures TU, on ne trouve nulle trace de cette information. Pour Rappel, la « convocation » du 10 juillet 2008 avait été annoncée en boucle sur l’antenne de Rfi et sur le site internet de Rfi dès le 8 juillet 2008 à 4heures 33 TU. Qui peut le plus, peut le moins !!!Oui Me Ange Dadjé !!!
Mais pour moi l’évènement en ce qui concerne l’affaire de la disparition de GAK est bien ce que j’ai lu cette semaine :

« Ancien journaliste au quotidien La Tribune, spécialiste des matières premières, Guy-André Kieffer s'était mis en disponibilité de son journal en 2002 pour participer, en Côte-d'Ivoire, à un audit de la filière café-cacao. Il avait rejoint une équipe de consultants dirigées par Stéphane de Vaucelles, un ancien de HSBC, au sein du cabinet Commodities Corporate Consulting (CCC). Un premier contrat d'environ 3,3 millions d'euros avait été avalisé à la mi-janvier 2002 par le Premier ministre ivoirien de l'époque, Pascal Affi Nguessan, et un acompte de 330 000 euros avait été débloqué. Mais, très vite, CCC s'est trouvé sous le feu croisé d'une guerre de tranchées entre dignitaires du régime. Le contrat de CCC a notamment été remis en question par le ministre de l'Economie et des Finances, Paul-Antoine Bohoun Bouabré. …
Guy-André Kieffer, surnommé « GAK », décide alors de rester à Abidjan mais en reprenant son Métier de journaliste, en indépendant... un peu seul. La plupart des journalistes étrangers étaient en effet partis après l'assassinat, le 21 octobre 2003, de Jean Hélène, le correspondant de Radio France Internationale (RFI). Imprécateur, fouineur, mais pas toujours respectueux des règles de sa profession, Guy-André Kieffer s'est vite mis à dos la plupart des dignitaires du régime et, en particulier, les proches du ministre de l'Economie et des Finances. Le 16 avril 2004, attiré dans un traquenard par Michel Legré, le beau-frère de la première dame du pays, Simone Gbagbo, « GAK » a été enlevé. Depuis, il a disparu. »
Qui a écrit cela ? César Etou ou Théophile Kouamouo ? Jean-Baptiste Akrou ou Pierre Lemauvais ? Non ce c’est aucun de ces éditorialistes proches de la résistance nationale ivoirienne. Ils ont trop de dignité pour flinguer de la sorte quelqu’un qui a disparu !!!
Je viens de citer des passages du dernier livre d’Antoine Glaser et Stephen Smith publié chez Plon et qui a pour titre « Sarko en Afrique ». Le premier est le patron d’un journal confidentiel dénommé La lettre du continent, tandis que le second est un ancien de RFI, du Monde et de Libération. Stephen Smith est celui là même qui pourfendait le Front Patriotique Rwandais (FPR), traitait Paul Kagamé et ses camarades de Khmers noirs et a écrit en 2003 un pamphlet raciste « Négrologie » primé par France Télévision . Celui-là même qui a participé à inventer un pseudo génocide des hutus dans l’est du Congo démocratique en 1996-1997.
Pour revenir à GAK, je suis abasourdi quand Antoine Glaser dit de lui qu’il était « un journaliste indépendant… un peu seul ». A ce que je sache, on nous a toujours dit qu’il était collaborateur de La lettre du continent. Doit-on mettre en doute cette information?
sarko.jpg

21.10.2008

Chronique d'une violence ordinaire

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Pendant que notre cher président parcours le monde , pérorant que tout va pour le mieux dans l'eldorado qu'est le Sénégal, la violence ne cesse sévir sous toutes les formes. Mon propos du jour n'est d'évoquer les aspects les plus subtils ou symboliques de cette violence. Je le ferai une autre fois. Mon attention est plutot attirée par ce qu'il y a de plus macabre dans cette violence et que je soulignais dans un post précédent.
Mon antiwadisme primaire ne me fera pas sombrer dans l'outrance en attribuant au "Chef d'état le diplomé du Caire au Cap et de Monrovia à Monbassa" toute cette montée de violence dont l'une des causes est l'extrème pauvreté qui sévit dans nos villes et campagnes.
Par contre , je ne peux passer sous silence cette enième interview à RFI :

interview
et ne pas rendre compte de cette violence ordinaire dont Le quotidien nous en donne une expression ce jour.
Ce qu'il y a d'extraordinaire chez Wade , c'est que son propos est tellement déconnecté de notre réalité qu'on ne peut se passer de certaines interrogations ...
Source le quotidien
Recrudescence de la violence à Dakar et banlieue : Les agressions sous tous les… couteaux


21-10-2008
La grande banlieue dakaroise a retrouvé depuis quelques semaines les démons de la violence avec des agressions meurtrières tout azimut. Les drames successifs permettent de braquer les projecteurs sur certains quartiers à la réputation sulfureuse et souvent pointés du doigt pour la violence exacerbée et les agressions meurtrières qui s’y passent.


Par Bocar SAKHO - bcsakho@lequotidien.sn
A ce rythme, les différentes rues de la grande banlieue dakaroise risquent de devenir des domaines privés, accessibles seulement aux agresseurs qui font la loi et le beau temps à Pikine, Guédiawaye. Chaque jour, les scènes d’agressions se racontent à longueur de journée. Les populations, transies de frousse, ne savent plus quelle voie emprunter pour aller au boulot et revenir à la maison en toute tranquillité. Dans tous les grands-places, les lieux de rencontre, les jeunes, les vieux, les femmes et même les enfants continuent de conter, au quotidien, le drame.

Au mois de septembre (16), les populations du paisible quartier Cité 3 de Pikine Icotaf ont vécu un début de matinée très dramatique : deux agresseurs se sont attaqués à un taximan et à une dame pour essayer de les dépouiller de leurs biens à une heure de grande affluence. Les jeunes du quartier sont alertés par les cris des victimes alors qu’ils revenaient de la prière du matin à la mosquée. La foule déchaînée s’attaque aux deux loubards qui seront, finalement, battus à mort. Plusieurs jours après ces agressions avortées, les lieux du crime portaient encore les stigmates de cette aube meurtrière avec des murs tachetés de sang. Abdou, élancé et voix grave, refait le film de l’horreur qui continue d’étreindre son quartier. «Nous revenions de la mosquée quand nous avons été alertés par des «au secours !» Tous les fidèles ont accouru pour leur apporter leur soutien. C’est là que nous avons appréhendé les agresseurs. On les a battus avec des téléviseurs d’un atelier qui était à côté. Les gens ne frappaient que sur la tête et leurs yeux étaient enflés. Il y a même un agresseur qui disait : «Tuez moi s’il vous plait.» Finalement, ils sont tous morts», explique-t-il. Les Sapeurs-pompiers sont venus pour seulement récupérer les corps sans vie des deux victimes.
suite








09.10.2008

Parole dévaluée

wade_fache_4.jpg
Au Sénégal, fort heureusement, plus personne n’écoute le Président Wade. C’est d’autant mieux, qu’il ne cesse d’accumuler les bourdes. A preuve l’interview, ci-dessous, accordée à RFI. Passe, que du haut de sa chaire, il donne des leçons de politiques économiques au monde entier. On ne change pas à cet âge vénérable (82 ans déclaré) ! Alors, quel est le problème ? Le problème est dans son propos sur le système bancaire sénégalais « …Cette crise sera limitée pour l’Afrique. Même si chez moi, il y a des banques qui vont s’effondrer... ».
Malgré ces propos catastrophiques et irresponsables, il n’y pas eu de queues interminables d’épargnants, pressés de récupérer leurs dépôts, devant les banques sénégalaises. La bourse d’Abidjan où certaines banques sénégalaises sont cotées, n’a pas pris en compte cette déclaration


Source:rfi.fr

Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, a participé au World Policy Forum, un colloque organisé à Evian (centre-est de la France) par l’Institut français des relations internationales (IFRI) pour discuter de la crise financière. Il a livré à RFI son point de vue sur cette impasse économique que traversent actuellement les marchés.

Abdoulaye Wade : Mille milliards ou deux mille milliards, la crise financière ne trouvera pas sa solution dans le Nord. Tout cet argent destiné à être injecté pour renflouer les banques vient bien de quelque part, des budgets. Or, les budgets, se sont les populations. Cette solution ne résoudra pas les problèmes de l’emploi tant que cela ne débouchera pas sur des investissements créateurs d’emplois. Le chômage va continuer à persister, c’est pourquoi ce système paraît un peu absurde.
L’argent qu’il faut pour développer l’Afrique, ce n’est pas beaucoup par rapport à tous ces mouvements d’argent.
RFI : Alors comment expliquer le retard de développement de l’Afrique ?
Abdoulaye Wade : Nous n’avons pas le sentiment qu’on fait tout ce qu’il faut pour développer l’Afrique. Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’aide, ce n’est pas vrai, mais dire que le développement de l’Afrique est une priorité pour les pays développés n’est pas vrai non plus. Il n’y a pas une volonté de faire du développement.
La volonté de développement, pour moi, serait réelle si on adoptait un principe d’investissement budgétaire du Nord vers le Sud comme les pays développés le font quand ils ont des régions sous-développées. Ce ne serait pas de l’argent perdu, ce serait un investissement qui créerait dans le Sud des emplois, des structures, des routes, etc. Cet argent serait partagé : les profits reviendraient aux pays du Nord.
RFI : Mais dans l’immédiat, cette crise, c’est encore moins d’argent pour l’Afrique…
Abdoulaye Wade : Pas la peine de s’alarmer pour autant. Il ne faut pas juger l’effet de la crise par le fait que les bourgeois ne pourront plus voyager ou qu’ils ne vont plus vivre dans des conditions de luxe. C’est marginal par rapport à l’Afrique profonde ! C’est 700 millions de paysans, de pauvres ! Ces gens-là, s’ils ont à manger, le reste, pour eux, ça va pas mal !
Cette crise sera limitée pour l’Afrique. Même si chez moi, il y a des banques qui vont s’effondrer. La survie de la croissance du monde est en Afrique. Comme les Etats-Unis ont permis à l’économie mondiale de se développer et de connaître une croissance de longue durée depuis le début du 19ème siècle. En même temps que l’Afrique se développera grâce à ses matières premières et grâce à ses ressources humaines, il y aura des profits qui seront générés pour ceux qui vont investir.

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