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21/10/2008

Chronique d'une violence ordinaire

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Pendant que notre cher président parcours le monde , pérorant que tout va pour le mieux dans l'eldorado qu'est le Sénégal, la violence ne cesse sévir sous toutes les formes. Mon propos du jour n'est d'évoquer les aspects les plus subtils ou symboliques de cette violence. Je le ferai une autre fois. Mon attention est plutot attirée par ce qu'il y a de plus macabre dans cette violence et que je soulignais dans un post précédent.
Mon antiwadisme primaire ne me fera pas sombrer dans l'outrance en attribuant au "Chef d'état le diplomé du Caire au Cap et de Monrovia à Monbassa" toute cette montée de violence dont l'une des causes est l'extrème pauvreté qui sévit dans nos villes et campagnes.
Par contre , je ne peux passer sous silence cette enième interview à RFI :

interview
et ne pas rendre compte de cette violence ordinaire dont Le quotidien nous en donne une expression ce jour.
Ce qu'il y a d'extraordinaire chez Wade , c'est que son propos est tellement déconnecté de notre réalité qu'on ne peut se passer de certaines interrogations ...
Source le quotidien
Recrudescence de la violence à Dakar et banlieue : Les agressions sous tous les… couteaux


21-10-2008
La grande banlieue dakaroise a retrouvé depuis quelques semaines les démons de la violence avec des agressions meurtrières tout azimut. Les drames successifs permettent de braquer les projecteurs sur certains quartiers à la réputation sulfureuse et souvent pointés du doigt pour la violence exacerbée et les agressions meurtrières qui s’y passent.


Par Bocar SAKHO - bcsakho@lequotidien.sn
A ce rythme, les différentes rues de la grande banlieue dakaroise risquent de devenir des domaines privés, accessibles seulement aux agresseurs qui font la loi et le beau temps à Pikine, Guédiawaye. Chaque jour, les scènes d’agressions se racontent à longueur de journée. Les populations, transies de frousse, ne savent plus quelle voie emprunter pour aller au boulot et revenir à la maison en toute tranquillité. Dans tous les grands-places, les lieux de rencontre, les jeunes, les vieux, les femmes et même les enfants continuent de conter, au quotidien, le drame.

Au mois de septembre (16), les populations du paisible quartier Cité 3 de Pikine Icotaf ont vécu un début de matinée très dramatique : deux agresseurs se sont attaqués à un taximan et à une dame pour essayer de les dépouiller de leurs biens à une heure de grande affluence. Les jeunes du quartier sont alertés par les cris des victimes alors qu’ils revenaient de la prière du matin à la mosquée. La foule déchaînée s’attaque aux deux loubards qui seront, finalement, battus à mort. Plusieurs jours après ces agressions avortées, les lieux du crime portaient encore les stigmates de cette aube meurtrière avec des murs tachetés de sang. Abdou, élancé et voix grave, refait le film de l’horreur qui continue d’étreindre son quartier. «Nous revenions de la mosquée quand nous avons été alertés par des «au secours !» Tous les fidèles ont accouru pour leur apporter leur soutien. C’est là que nous avons appréhendé les agresseurs. On les a battus avec des téléviseurs d’un atelier qui était à côté. Les gens ne frappaient que sur la tête et leurs yeux étaient enflés. Il y a même un agresseur qui disait : «Tuez moi s’il vous plait.» Finalement, ils sont tous morts», explique-t-il. Les Sapeurs-pompiers sont venus pour seulement récupérer les corps sans vie des deux victimes.
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Commentaires

Vu d'Abidjan, ce qui nous préoccupe le plus s'est le dévoiement de la démocratie sénégalaise que nous constatons depuis l'accession de l'opposant historique Wade à la magistrature suprême de son pays. Nous pouvons citer pêle-mêle les dernières législatives qui se sont déroulées sans la participation de l'opposition significative et le dernier élément de cette regrettable déchéance est la réduction de cinq(5) à un(1) an du mandat du président de l'assemblée nationale avec effets rétroactifs. C'est quand même grave d'en arriver là quand on sait que le président Wade avait subi de nombreuses tracasseries pendant son long séjours dans l'opposition comme Gbagbo, en Côte d'Ivoire. Mais,au lieu de s'illustrer par des règlements de comptes qui ternissent à coup sûr, son image de démocrate et l'empêcheront d'entrer dans l'histoire par la grande porte, il devrait consolider les acquis de la démocratie sénégalaise qui fut pendant longtemps un modèle pour notre sous-région.
Quel grand gâchis !...

Écrit par : celsius | 22/10/2008

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