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30/06/2008

Barack Obama vu par Théo

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Cadidature de Barack Obama
A lire sur Rue 89 ce papier de Théo :
http://www.rue89.com/ivoire-blog/pourquoi-l-afrique-vibre...

Qui veut combattre la corruption (2)?

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En principe, la lutte contre la corruption n’est ni de gauche, ni de droite et pas du centre. C’est une exigence morale, c’est une nécessité juridique qui forge un consensus chez les conservateurs et les progressistes dans une démocratie républicaine. Les raisons de ce consensus sont bien évidemment différentes selon les sensibilités. Alors qu’à gauche, on verra en la corruption une atteinte grave au principe d’équité, l’argumentaire de la droite néo-libérale insistera sur l’inefficacité économique qu’elle induit.
Partant du principe sus énoncé, j’ai essayé de comprendre les divers point de vu exprimé par la presse représentative des trois principaux partis de Cote d’ivoire dans l’opération mains propres que Djé met en parallèle avec une initiative Italienne datant des années 90 . J’ai passé en revue Notre Voie le quotidien du Front Populaire Ivoirien (FPI), Le Nouveau Réveil organe proche du Parti Démocratique de Cote d’ivoire (PDCI) et le Patriote le quotidien quasi officiel du Rassemblement des Républicains (RDR).
Dans le quotidien des refondateurs, j’ai noté un soutien à l’initiative présidentielle. De soutiens, il y en a eu de plus enthousiaste, mais on ne peut pas reprocher à Notre Voie d’avoir dérogé aux principes et de ne pas avoir encouragé la justice à continuer à enquêter sur la corruption et les détournements de fonds dans la filière café cacao. Des cadres de la rédaction ont pris leurs plumes pour encourager le Président Gbagbo dans sa volonté politique de lutter contre la corruption. Cela est d’autant plus remarquable de la part de l’organe du FPI que des camarades de ses journalistes sont mis en examen et écroués par la justice. Il n’est pas donné à tous de ne pas succomber à la solidarité de caste en de pareilles circonstances. Le quotidien du FPI aurait pu entonné le refrain du Juge qui profite de l’appui présidentiel pour régler des comptes avec le parti du progrès qu’il n’a jamais porté dans son cœur.
Le Nouveau Réveil qui n’a cessé de tenir le discours le plus radical et le plus critique vis-à-vis de la décrépitude morale supposée de la Refondation me parait le plus frileux dans « l’opération main propre ». Il relaie les supposés états d’âmes des personnes mises en examens, les présente comme des victimes d’une injustice et mieux ne voit dans l’opération qu’une initiative politicienne à combattre.
Le Patriote aura été l’organe qui m’a le plus déçu. Il m’a déçu en ce sens que sous la plume de ces éditorialistes les plus respectés, il a fait l’apologie de la corruption en la noyant dans un brouillard d’irresponsabilité.C’est vouloir aucune répression contre la corruption dans la filière café cacao que de présenter le Président Gbagbo qui n’a aucune responsabilité managériale, comme le responsable et le coupable, du fait qu’il en a nommé les responsables. Pendant qu’on y est, pourrait-on accusé les géniteurs des responsables de la filière café cacao? S’ils n’avaient pas vu le jour du fait de leurs parents, aucun scandale n’aurait cours.
Le régime de corruption du parti unique PDCI/RDA, dont les élites françaises (Chirac, Le Monde, Libération etc..) nous ont vanté les vertus, subit depuis quelques semaines les coups boutoirs du camp du progrès incarné par Laurent Gbagbo. La partie n’est pas gagnée, mais il est évident que les lignes de césures sont suffisamment évidentes pour que les uns et les autres prennent leurs responsabilités.

29/06/2008

Forte mobilisation contre les dérives policières

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Source : Nettali.net

C'est une foule compacte constituée de journalistes, de membres de la société civile de politiques et de citoyens anonyme qui a marché de la Place de l''Obélisque au Rond de la Médina à Dakar. Occasion saisie par les journalistes pour brandir des banderoles hostiles à la Police et à l'Etat et exiger de meilleures conditions d'exercice du métier en termes de sécurité.

Ils étaient des deux sexes de tous les âges. Eux, ce sont les journalistes sénégalais qui ont battu le macadam ce samedi comme promis par le Comité pour la défense des droits de la presse mis en place au lendemain de l'agression dont ont été victimes Boubacar Kambel Dieng et Karamakho Koné, respectivement de la Radio Futur Média et de la West democraty radio. La marche a pris fin aux environs de 12 heures au Rond-Point de la Médina et un mémorandum dans lequel ont été consignées les doléances des journalistes a été remis au ministre de l'Intérieur Cheikh Tidiane Sy, par un Comité restreint de journalistes.

Yakham Codou Néné Mbaye a expliqué le sens de la manifestation. En sa qualité de Porte-parole du Comité pour la défense. Chaque fois qu'un journaliste commet une infraction dans l'exercice de ses fonctions, nous sommes convoqués à la Police et jugés devant les tribunaux ; Nous exigeons la même chose lorsque nous sommes victimes de violences comme c'est le cas avec nos confrères », dira le Directeur général de Com 7. Dans la même veine, Diatou Cissé Badiane a déclaré que la mobilisation sera de mise chaque fois que des journalistes seront agressés dans l'exercice de leurs fonctions. Nous ne transigerons pas sur ce principe », a-t-elle confié.

Plusieurs responsables politiques (Moustapha Niasse, Abdoulaye Bathily, Seydou Sy Sall, Me Aïssata Tall Sall etc), syndicaux étaient présents à la marche de ce samedi qui a pris fin vers 13 heures. Le 21 juin, les deux journalistes ont été agressés par des policiers, à l'issue d'un match qui opposait l'équipe nationale du Sénégal à celle du Libéria au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar. Le journaliste de Rfm a été hospitalisé dans une clinique de la capitale Une marche organisée par le Collectif de la presse régionale pour dénoncer cette agression, le 26 juin à Kaolack (Centre), a rassemblé deux cents personnes