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02/06/2008

INTERVENTION DE AMADOU MAHTAR MBOW A L’OUVERTURE DES Assises nationales du Sénégal

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Excellences,

Mesdames, Messieurs,

Mes chers compatriotes,

Je voudrais vous dire, en tout premier lieu, combien je suis sensible à l’estime que vous avez pour moi et à la confiance que vous me témoignez en me demandant de présider les Assises qui s’ouvrent aujourd’hui. Je vous en remercie bien sincèrement. Je remercie aussi toux ceux, nombreux, qui ont répondu à notre invitation et qui se trouvent aujourd’hui dans cette salle.

Quand le 20 janvier 2008, j’ai reçu à mon domicile à Dakar la délégation qui était venue m’en faire la proposition, j’avais réservé mon accord pour plusieurs raisons. Il y a certes mon âge, ensuite un travail que j’ai entrepris et que je voudrais achever avant de quitter ce monde, les nombreux déplacements que je suis amené à faire à l’étranger pour répondre à des invitations venant d’universités ou d’institutions avec lesquelles j’ai souhaité maintenir des contacts, enfin la nécessité qui s’imposait à moi de faire certaines consultations.

Parmi ces consultations figuraient celles d’un entretien avec le Chef de l’Etat que je remercie de m’avoir reçu dès que j’en ai fait la demande, même s’il n’a pas partagé mon point de vue sur l’opportunité de tenir ces Assises ni sur la nécessité d’y participer ou d’y faire participer son parti. Car ces Assises, je voudrais le rappeler, ne sont fermées à personne comme elles ne sont dirigées contre personne. En tant que Président de ces Assises, je voudrais dire haut et fort que je reconnais sans restriction la légitimité du Président de la République et des pouvoirs établis. Et rien dans ces Assises ne sera fait pour empêcher cette légitimité de s’exercer selon la Constitution et les lois de la république.

Mais nous tenons en même temps à affirmer notre volonté d’exercer les droits que nous confèrent nos qualités de citoyens libres dans un pays libre et démocratique, y compris celui de réfléchir sur les destinées de notre peuple et sur le présent et l’avenir de notre pays. Nous sommes en droit d’attendre le respect, la correction et le fair-play de la part de ceux qui ne partagent pas nos vues et notre démarche.

J’ai achevé ces consultations en rendant visite aux dignitaires religieux pour les informer de la façon dont nous voyions les Assises et des raisons de mon engagement personnel. Ceux qui m’accompagnaient en ont fait chacun de même. Il s’agit de Cheikh Hamidou Kane, du Général Mohamed Keïta et de Babacar Ndiaye qui s’est joint à nous lors des dernières visites. J’ajouterai à notre initiative Mamoudou Touré qui, absent du Sénégal, n’a pu, comme son épouse Maïmouna Kane, être des nôtres aujourd’hui.

Je tiens à remercier tous les dignitaires religieux, qui nous ont reçus avec tant de courtoisie et qui ont bien voulu prêter attention à ce que nous étions venus leur dire. A ceux que nous n’avons pas pu rencontrer pour des raisons diverses, nous donnons l’assurance de les voir bientôt.

C’est après mûre réflexion que j’ai donc accepté de présider ces Assises. Au soir d’une vie aussi longue que la mienne au cours de laquelle j’ai participé à tant de combats pour la liberté, la dignité et le progrès des peuples, les miens comme les autres, sans en attendre que la satisfaction d’un devoir accompli, d’une responsabilité assumée, on ne peut se dérober.

On ne peut le faire quand des appels aussi unanimes vous sont adressés, quand des espoirs si nombreux sont placés en vous, quand vous sentez chaque jour davantage tant de pauvreté et de misère autour de vous.

Rester sourd serait un reniement de soi surtout lorsqu’on a intégré très tôt dans sa vie les valeurs de solidarité si chères aux cultures africaines, confortées par le principe sacré du scoutisme que j’ai pratiqué dans mon adolescence : « toujours prêt à servir ».

A cela s’ajoute la fidélité à la mémoire de tous ceux de ma génération qui ont lutté pour l’indépendance de ce continent sans jamais chercher à en tirer un profit personnel. Beaucoup d’entre eux l’ont payé parfois de leur vie, souvent de leur liberté. En luttant pour l’indépendance, on ne cherchait pas le pouvoir pour le pouvoir, mais le pouvoir pour que, la liberté acquise et leur dignité recouvrée, nos peuples puissent avoir la maîtrise totale sur leurs ressources afin d’assurer le bien-être dont ils avaient été longtemps privés.

C’est pour ces idéaux de liberté et de dignité de l’homme que, le 24 mars 1940, - je venais d’avoir 19 ans – je souscrivis un engagement volontaire pour la durée de la guerre et quittais le Sénégal le 27 mars 1940, pour y revenir en octobre 1940, après avoir subi l’amère expérience d’une armée française défaite, d’avoir frôlé la mort et la perte de liberté. En Janvier 1943, je reprenais le chemin de l’armée et quittais le Sénégal en décembre la même année pour l’Afrique du Nord d’abord, pour la France ensuite, où j’ai terminé la guerre dans le Groupe de Chasse n° 5 Squadronh 2/9 Auvergne secteur Postal 99088 comme sergent spécialiste ayant acquis le Brevet Supérieur de technicien électricien de l’aviation, délivré le 8 mai 1944.

C’est pour les mêmes raisons que, démobilisé en France, le 18 décembre 1945, je décidais d’y entreprendre des études que j’ai terminées à la fin de l’année universitaire 1950-1951. C’est le même souci de servir qui m’a valu la confiance de mes camarades qui m’ont porté à la présidence de l’ Association des Etudiants Africains de Paris dont j’ai été membre fondateur comme de la Fédération des Etudiants Africains en France dont j’ai été le Président du Bureau provisoire puis le Secrétaire général jusqu’à mon départ de France, en décembre 1951.

C’est à cette date que j’ai rejoint mon premier poste comme professeur au Collège de Rosso en Mauritanie, renonçant volontairement à la poursuite de plus longues études auxquelles mes résultats me destinaient pour venir rapidement me mettre au service de mon peuple. Deux ans plus tard, je fus appelé à diriger le bureau d’éducation de base à l’Inspection d’Académie du Sénégal et de la Mauritanie à Saint-Louis du Sénégal. Je ne parlerai pas de mes heures à sillonner les pistes impraticables du Sénégal d’alors, pas de mes nuits et de mes journées passées dans les différents villages au nord, au sud et à l’est du pays, de Darou Mousty en pays arachidier à Badiana dans les rizières de la verte Casamance, de Gaé dans le Oualo à Sénédébou sur la Falémé et Dembankané à l’amont de Kanel, ni de ma vie à Youta et Effoc en pays floup ou à Mangarounga en pays Balente.

Ce furent sans doute quelques unes des années les plus exaltantes d’une vie auprès de nos paysans dont je partageais, des mois durant, les dures conditions de vie et les activités, m’efforçant de leur apporter des innovations susceptibles d’améliorer leurs conditions d’existence et leurs activités productives.

C’était une vie exaltante car le diplômé de la Sorbonne que j’étais, renouait avec ses racines terriennes de cette terre du Ndiambour où j’ai grandi et où, comme tout fils de paysan, j’y étais confronté aux difficiles réalités d’une agriculture peu productive soumise aux aléas d’une pluviométrie souvent déficitaire, d’un sol appauvri par l’excès d’exploitation et des attaques des prédateurs. Il était dur, comme je le faisais avec mon père, de cultiver l’arachide, le mil, le niébé, le gadianga, pour des récoltes parfois aléatoires.

J’y ai appris à aimer la terre, à respecter ceux qui la travaillent, à me sentir solidaire d’eux.

Je ne parlerai pas non plus de ma vie, de mes engagements politiques de Ministre sous la loi Cadre, de professeur au Lycée Faidherbe, au Collège Blanchot et puis encore au Lycée Faidherbe, d’opposant politique pendant huit ans, ensuite de professeur à l’Ecole Normale Supérieure de Dakar, de Ministre de nouveau, de la crise de 1968 dont j’ai vécu dramatiquement les péripéties. Je révélerai un jour beaucoup d’aspects peu connus ou volontairement biaisés de mai 1968 et rendrai justice notamment au rôle crucial joué par certaines personnes et en particulier par l’armée sénégalaise dans son dénouement dans la paix. Je ne parlerai pas non plus de mon action internationale constamment orientée vers une meilleure compréhension mutuelle entre les peuples et de mes combats pour la paix, le progrès et l’équité dans les relations entre les nations.

C’est cet engagement de toute une vie qui, vous vous en doutez, ne fut pas un long fleuve tranquille, qui me vaut encore d’être aujourd’hui parmi vous. Ces Assises, il ne faut cesser de le dire, constituent une ouverture à tous, car en son sein s’unissent les mains, les cœurs et les cerveaux de nombreux Sénégalais. Nous aurions souhaité dire de tous les Sénégalais, car leur unique but est de servir. Si le Front Siggil Senegaal en a lancé officiellement l’idée et entrepris des démarches pour en faire une réalité, il est bien vite apparu que cette idée était déjà en germe dans l’esprit de beaucoup d’autres Sénégalais et qu’il fallait l’étendre à toutes les sensibilités nationales. Ce sont donc tous ceux qui sont soucieux de voir ce pays engagé dans un effort collectif de réflexion sur nous mêmes, sur nos progrès, sur nos succès, sur nos échecs, sur nos divisions stériles, sur les leçons que l’on peut tirer de tout cela pour qu’ensemble dans l’union et la concordance nous puissions faire face tous, aux dures réalités du moment ; ce sont ceux-là qui se trouvent aujourd’hui réunis.

Qu’après près de cinquante ans d’indépendance, que plus de 50% des ménages sénégalais vivent en dessous du seuil de pauvreté, nous interpelle tous. Que 40% des ménages qui sont les plus pauvres se partagent 17% seulement de l’ensemble des revenus souligne assez la détresse des plus démunis, dans les campagnes comme dans les villes. Nous le savons tous, il y a des Sénégalais qui ne mangent que deux repas par jour ; d’autres en sont réduits à un seul repas. Beaucoup de Sénégalais souffriraient de faim sans l’apport des émigrés et sans cette solidarité qui demeure encore vivace, solidarité qui risque de s’émousser devant la gravité des situations et l’ampleur des besoins.

Que le secteur agricole qui regroupe, si je ne me trompe, plus de 60% de la population du pays ne participe que pour moins de 20% au produit intérieur brut révèle assez la sous productivité du travail et la précarité de la vie dans plusieurs zones rurales. Que notre tissu économique souffre de nombreuses difficultés ne doit laisser indifférent aucun Sénégalais, que nos travailleurs voient leur niveau de vie baisser sans cesse doit être une préoccupation commune de tous les Sénégalais. Certes, les contraintes extérieures ne doivent pas être ignorées, mais pour faire face à ces contraintes nous avons l’obligation de les affronter en commun avec lucidité et avec détermination.

Aussi, est-il nécessaire de fédérer les initiatives venues des secteurs les plus divers de la nation, d’utiliser toutes les capacités intellectuelles, toutes les initiatives du secteur formel comme du secteur dit informel, d’écouter tout le monde, y compris nos dirigeants d’entreprises de toute nature, les paysans du plus profond de nos campagnes, les travailleurs de nos villes et des champs, de tous les secteurs d’activités et de la vie sociale. En sondant leurs pensées, leurs idées sur eux-mêmes, sur leur situation, sur la façon dont ils envisagent la solution des problèmes qui les concernent, en confrontant les résultats de ces consultations avec les conclusions des spécialistes, on peut parvenir à des consensus globaux qui pourront permettre une action lucide et déterminée, assumée collectivement parce que voulue par chacun. C’est à quoi visent ces Assises. Dès lors, ces Assises qui relèvent de plusieurs initiatives, dont les travaux portent sur les attentes venant de divers secteurs de l’opinion, peuvent, sur la base d’analyses lucides menées avec toute la rigueur voulue, dans l’ensemble du pays, constituer un espace de neutralité politique absolue, d’apaisement et d’entente.

Ces Assises sont celles de tout Sénégalais mu par la volonté de progrès, de paix et de concorde ; du militant à l’apolitique, du civil au militaire, du paysan au citadin, de l’ouvrier au promoteur économique, de l’enseignant au praticien des professions libérales, de l’intellectuel, de la diaspora, des travailleurs, des chômeurs et des retraités, de tous les hommes de ce pays, des femmes, nos vaillantes compagnes dévouées et actives, source de vie, de beauté et d’inspiration, des jeunes qui sont le sel de la terre, des souffrants, malades ou handicapés qui leur apportent un supplément d’âme et de nos guides spirituels, éléments d’équilibre et conscience de notre pays.

On aura vite fait de les accuser d’être démagogiques mais elles en seront loin car elles demanderont, à tous les Sénégalais, l’effort de la réflexion intellectuelle, le dépassement de soi et des sacrifices sans lesquels aucune nation ne saurait progresser. Oui, nous avons besoin de changer certains de nos comportements, de décupler notre confiance en nous-mêmes, de mieux nous aimer pour mieux aimer les autres.

Ces Assises constituent le meilleur rendez-vous de la téranga, de l’hospitalité où tous les convives sont appelés à partager le savoir et l’espoir.

Chaque parti politique détient un pourcentage de la population. Aucun parti tout seul ne peut se targuer de représenter toute la population sénégalaise, et de fournir les réponses à toutes les attentes sans le consensus général du peuple. Il faut lire ces Assises comme la contribution de tous pour dresser un état de la situation du pays. Loin de nous l’idée de mésestimer les réalisations et les apports des gouvernements successifs dans la construction nationale mais l’évolution défavorable de la situation internationale, la complexité des problèmes actuels (urbanisation non maîtrisée, dégradation rapide de l’environnement, démographie galopante, raréfaction des ressources, crise sociale et celle des valeurs) et nos carences internes, nous convient tous à déchiffrer et à structurer une nouvelle voie et à explorer des solutions innovantes au moment où, partout dans le monde, des défis nouveaux surgissent pendant que les nations libres s’interrogent sur les atteintes portées à l’exercice de la démocratie et aux droits humains parfois les plus élémentaires.

Ces Assises ne seront pas, de ce fait, l’occasion de critiques stériles, d’invectives, de mise en cause de quelque personne que ce soit. Ce sont les problèmes, les situations et leur solution dans le cadre d’un vaste consensus qui est l’objectif de tous ceux qui se sont engagés dans cette rencontre. Ce sont des propositions mûrement réfléchies qu’on en attend.

Ces Assises ne sont ni un prétendu complot, terme inacceptable et totalement inapproprié. Afin que nul ne l’ignore, le Larousse définit le mot complot comme un dessein concerté secrètement, alors qu’il est bien évident que les trois équations de ces Assises sont clarté, transparence et ouverture. Ces Assises sont encore moins un coup d’Etat, expression infiniment choquante et réprouvée par les citoyens indéfectiblement respectueux de la légalité républicaine, que nous sommes tous ici.

Ces Assises ne seront ni source de conflit, de réprobation ou de rejet, ni l’occasion de critiques stériles, d’invectives ou de propos menaçants comme de mise en cause de personne que ce soit.

La démarche retenue pour la conduite de nos travaux consiste, selon les termes de référence adoptés par le Comité National de Pilotage (CNP), à partir d’un diagnostic aussi précis que possible, pour proposer des solutions appropriées.

Le principe méthodologique choisi repose sur le dialogue consensuel plutôt que conflictuel, guidé par la primauté de l’intérêt général sur les intérêts particuliers et la conviction que les meilleurs spécialistes des affaires sénégalaises sont les Sénégalais eux-mêmes.

- Il s’agit donc de s’appuyer sur la première richesse du Sénégal, son capital humain, pour d’une part, évaluer l’état de la situation sous tous les rapports et de déterminer les voies et moyens de sortir durablement de la crise actuelle dans ses différents aspects.

- L’importance majeure de cet état des lieux initial, exhaustif, approfondi et contradictoire découle de son caractère inédit et novateur dans l’histoire du pays. L’obligation démocratique de rendre compte de son mandat n’est pas encore entrée dans nos mœurs politiques. Aucun bilan n’a jamais été encore présenté au peuple sénégalais. Il est temps de rompre avec ces habitudes peu républicaines qui diluent les responsabilités, favorisent l’impunité.

- L’utilité d’un tel bilan doit être soulignée, tant pour les jeunes générations que pour celles qui les ont précédées et qui s’interrogent sur les résultats de leur combat pour conquérir l’indépendance et la souveraineté, la démocratie et l’égalité, ainsi que l’unité et la solidarité africaines.

- Un tel inventaire objectif et scientifique, préalable à toute action planifiée, permettra l’identification des problèmes clés dans tous les secteurs de la vie nationale et débouchera sur la recherche et l’élaboration de solutions adaptées aux besoins et aspirations de la grande majorité de nos compatriotes.




A terme, il s’agit de dégager les chemins de la reconstruction et du développement endogène durable du Sénégal, conçus comme un passage obligé et incontournable pour tout pouvoir véritablement soucieux de la paix civile et sociale et du bien-être de ses concitoyens. Telle pourrait être la voie de salut et du bien-être de nos concitoyens. Telle semble être l’unique voie du salut national, susceptible de maintenir le pays dans la paix et la concorde.

Aussi, voudrais-je lancer, de nouveau, un appel au Président de la République et à son parti pour qu’ils participent à ces Assises. Je lance le même appel à tous nos compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur pour qu’ils se joignent à nous ou qu’ils apportent leur contribution à travers les sites Web qui sont ouverts.

Conclusion

Ces Assises démontreront avec force que sans partager la même idéologie et les mêmes ambitions politiques, des hommes et des femmes inspirés par l’esprit citoyen peuvent avec détermination et enthousiasme, s’asseoir autour de la même table pour réfléchir en commun à un devenir meilleur pour ce pays que nous aimons tous avec passion afin que la génération qui a consacré une décennie au combat pour l’indépendance, génération aujourd’hui peu connue, reconnue et honorée, sache que ses sacrifices n’ont pas été vains.

D’immenses espoirs sont soulevés par notre initiative à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Nous ne devons pas les décevoir. Car l’enjeu vital de cette vaste concertation nationale est de susciter un grand élan de ferveur nationale afin de donner de nouveaux horizons à l’éradication de la misère, de la dépendance. Il arrive un temps où, dans l’histoire tumultueuse et orageuse des nations, une plage d’embellie, un pan de ciel bleu illuminé par un soleil radieux se dégage, en quelque sorte, un moment d’état de grâce privilégié. Quand les partis politiques s’élevant au dessus des querelles intestines, quand les hommes de réflexion font preuve de hardiesse, quand les hommes de décision font preuve de mansuétude et de longanimité, conjuguent harmonieusement leurs vues avec celles de la société « pour une union sacrée », soudée par l’étincelle de génie, par le plein de compétence et de générosité que chacun porte en soi, alors un prodige peut s’accomplir. Ces Assises devront l’être pour le Sénégal et cela ne dépend que nous.

Pour notre pays, pour notre continent, prenons tous l’engagement que rien ne nous déviera de ce chemin.

Qu’ALLAH nous accompagne et nous bénisse.

Dakar, le 1er JUIN 2008
AMADOU MAHTAR MBOW
Ancien Ministre, Ancien Directeur Général de l'UNESCO

Commentaires

Du courage pour la promotion d'un développement durable endogène notre seul crédo pour sortir notre pays de ses difficultés dont nous avons les capacités de prendre en charge.
Ce discours devra être portés à la connaissance des participants des ateliers départementaux. Il devraêtre lu chaque matin avant le démarrage des activités
Solidarité, Methode, Patience, Perséverence et Créativté sont les valeurs opérationnelles qui nous permettront dobtenir les meilleures résultats de nos Assises.
Vive la Coproduction

Écrit par : Mody SOW | 03/06/2008

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