10.05.2008
Les nouveaux missionnaires
Le bon Docteur Bernard Kouchner : ancien de Médecins Sans Frontières (MSF), Médecins Du Monde (MDM) et actuel ministre des affaires étrangères du gouvernement de droite de Nicolas Sarkozy ; se rappelle aux bons souvenirs de ses anciens camarades de la gauche caviar. Il a pris l’initiative de proposer, au Conseil de Sécurité des Nations Unies une résolution –au nom du sacro saint principe du devoir d’ingérence humanitaire dont il est l’inventeur- qui imposerait une intervention en Birmanie pour aider les populations. Inutile de dire que le projet de résolution- qui voulait que l’on se passe de l’autorisation du pouvoir birman pour intervenir – a été rejeté par le conseil de sécurité. Outre de ne pas préciser ce que l’on ferait en cas de refus réitérer du gouvernement birman dans l’hypothèse de l’adoption de cette résolution (bombardement et déposition du pouvoir?) cette résolution heurtait le principe de souveraineté des états. Ce refus a été l’occasion pour les nombreux analystes (faiseurs d’opinion français) de se plaindre que le Conseil de Sécurité des Nations Unies soit composé -entre autre - de pays tels que la Chine, la Libye, l’Afrique du Sud … Il semble que de plus en plus dans les cercles bien pensant en France, qu’au nom … du multilatéralisme on veuille que le Conseil de Sécurité des Nations Unies devienne le Conseil de sécurité de l’occident (Union Européenne et Amérique du Nord).
Que nécessite une telle levée de boucliers ? La Birmanie dirigée- par une junte dictatoriale- a été victime d’une catastrophe naturelle dans laquelle de nombreuses personnes ont laissées la vie. Depuis, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales (occidentales), rêvent d’y planter leurs drapeaux et d’intervenir aux 20 heures de TF1, CNN, RTBF- dans des reportages larmoyant- pour dire combien ils sont indispensables à la survie des birmans. Las la junte birmane dit que les euros et dollars et autres dons en nature sont les bienvenus mais pas les logisticiens et autres experts des ONG. Sans vérifier l’incompétence, en pareilles circonstances- des birmans voilà qu’on nous dit que seule l’intervention des valeureux humanitaires de la mouvance MSF, OXFAM et autre Save The Childreen est nécessaire. Pour cela il faut convoquer tous les arguments, accuser le Président Sud africain de n’être pas une lumière (Philippe Val sur iTélévision) où dire de manière péremptoire que la catastrophe a fait plus de 100000 morts et qu’elle menace la vie de 1500000 autres personnes.
La réputation de Mère Teresa, de Sœur Emmanuelle ou Sœur Miren s’est construite sur le terrain. Elles ont partagé le quotidien c'est-à-dire la misère des populations dont elles se sont fait les porte-voix quand la nécessité s’est imposée. Dans les quartiers miséreux de Calcutta par une nuit sans lune, la frêle silhouette de Mère Térésa était reconnaissable. Idem pour Sœur Emmanuelle chez les chiffonniers du Caire ou Sœur Miren dans le quartier populaire de Reubeuss à Dakar. Elles ont construit avec les compétences et les bonnes volontés locales une solidarité agissante pour les moins loties des sociétés. Qui connaît Jean-Hervé Bradol, Ronny Braumann et autres ténors de MSF dans les zones où cette organisation a été déployée? Qui connaît MSF ? Bien évidemment Guillaume Durand, PPDA et les autres ténors des écrans cathodiques. Pour ceux là l’avis de MSF sur la crise ivoirienne- par exemple- pèsera plus lourd que tout ce que voudront bien dire le Président Laurent Gbagbo, Alpha Blondy , Théophile Kouamouo et Alassane Ouattara réunis. D’ailleurs MSF qui était quasiment le ministère de la santé des rebelles ivoiriens au début de la crise a fermé il y a quelques temps sa mission dans le nord de ce pays. A cause de l’accord de Ouagadougou ? Parce que Libération, le Monde, TF1 s’étaient passés le mot de ne plus traiter de l’actualité ivoirienne ?
09:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Birmanie, MSF, ONG, Kouchner, ONU
09.05.2008
The show must be continue
Dans une déclaration faite en Wolof le chef de l'état Abdoulaye Wade s'attaque de nouveau à la la FAO. Alors que le pays l'attend sur les problèmes de pouvoir d'achat dans les villes et la situation de disette qui sévit dans les zones rurales, le Président a décidé de parler de relations internationales.
''Je leur (les responsables de la FAO) ai dit que si vous continuez, je vais vous traduire devant la justice. Il faut rembourser les 20 pour cent de l'argent collecté en notre nom'', a dit Abdoulaye Wade interrogé jeudi soir par la Télévision nationale.
Source : Aps
''Ils prélèvent 20 pour cent de l'argent collecté au nom de l'Afrique pour le fonctionnement de la FAO. Je leur ai dit que ceux qui ont créé l'institution doivent lui donner les moyens de son fonctionnement'', a ajouté M. Wade dans une interview en langue wolof.
Déjà dimanche dernier, Abdoulaye Wade a réclamé la suppression de la FAO et le transfert de son actif au FIDA qui, a-t-il préconisé, s'appellerait ''Fonds mondial d'assistance à l'agriculture'' et aurait un ''siège obligatoire'' en Afrique.
En effet, a expliqué le chef de l'Etat dans une déclaration radiotélévisée, ''la situation actuelle (la crise alimentaire qui frappe les pays en voie de développement) est largement'' l'échec de la FAO ''et les cris d'orfraie n'y changeront rien''.
''En dépit de tous les mérites de son directeur général (Ndlr, le Sénégalais Jacques Diouf) que j'ai largement contribué à faire élire et réélire à la tête de la FAO, en considération de ses capacités et de son dévouement, c'est l'institution FAO qui doit être mise en cause'', a ajouté le président Abdoulaye Wade. Selon lui, la FAO ''est un gouffre d'argent largement dépensé en fonctionnement pour très peu d'opérations efficaces sur le terrain''.
S'y ajoute que les activités de la FAO sont dupliquées par d'autres, apparemment plus efficaces, PAM, OXFAM, FIDA,'', a-t-il dit avant de souligner : ''le seul fait de réclamer USD$ 1 ,5 million là où le FIDA, Fonds International pour le Développement agricole, pose sur la table USD$ 200 millions montre la marginalisation progressive de cette institution'' qu'est la FAO.
Interrogé sur la réaction du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon qui a exprimé son soutien au directeur général de la FAO, Jacques Diouf, Abdoulaye Wade a dit qu'Il (Ban Ki-moon) est ''libre d'exprimer son avis''.
''Moi aussi, j'ai mon point de vue sur le sujet. Personne ne connait mieux que moi ce qui est bon pour le Sénégal. Maintenant comme l'institution dépend de lui, il a une certaine de façon de s'exprimer. Mais mon point de vue est partagé par beaucoup de leaders en Afrique et en Asie'', a soutenu Abdoulaye Wade.
''Tant qu'on était dans les généralités, on n'allait pas avancer. Mais dès qu'on dit que cela ne vas pas, on va s'asseoir pour revoir les choses et chacun va apporter des preuves'', a ajouté le président Wade, avant de conclure : ''une chose est sûre, le fonctionnement va changer. Ça a déjà changé, parce que ça ne peut pas continuer''.
08:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sénégal, Politique, Président Wade, FAO, Plainte
08.05.2008
Prix Albert Londres à Dakar
Sénégal: Première en Afrique, le prix Albert Londres et Bondy Blog débarquent à Dakar.
Pour en savoir plus cliquer ci dessous
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